BeniNews, l'actu est toujours spirituelle

Chroniques piquantes d'un monde qui change....

05 avril 2009

De la passion à l'amour

Image1 Aujourd'hui, dimanche des Rameaux, les catholiques ont droit à l'une des messes les plus longues de l'année. De l'entrée glorieuse de Jésus dans Jérusalem jusqu'à sa mort sur la croix, toute l'histoire éloquente de la semaine qui changea le cours du monde est racontée dans le détail.

Comme chaque week-end, nous pouvons nous retourner sur les moments clés de la semaine que nous venons de vivre et nous demander s'ils vont changer le cours du monde.

Le G20 au chevet de l'économie décide de faire jouer la planche à billets, de lutter contre les paradis fiscaux et de moraliser le capitalisme? Pourquoi pas. Mais quand la crise sera surmontée, il faudra que chacun se souvienne de la souffrance vécue et n'oublie plus de maintenir le cap d'une économie sociale dont le devoir est de se soucier du bien commun. De la passion à l'amour, il y a encore un pas à franchir.

Esme Chombo refuse à Madonna l'adoption de Mercy James? Certainement. Mais cela doit nous faire réfléchir sur notre manière d'appréhender le concept de famille. Qu'est-ce qu'un enfant, à quoi cela nous engage-t-il, est-il un droit, une grâce, un don ou un échange? De la passion à l'amour, il y a parfois encore un pas à franchir.

Barack Obama rêve d'un monde où le nucléaire n'existerait pas? Bien-sûr. Mais au-delà des mots, de la stratégie géopolitique, de la peur d'un monde qui s'auto-détruierait, nous ne devons jamais cesser de crier un message de paix. Nous aimons bien faire la paix avec nos amis mais nous avons beaucoup plus de mal à pardonner à nos ennemis. La paix n'est pas impossible. Proche-Orient, Afghanistan, Afrique, ne baissons pas les bras, ne hurlons pas avec les loups haineux pro-X ou pro-Y et ayons foi en l'avenir. De la passion à l'amour, il y a un pas immense à franchir... mais il est jouable.

Bernard Kouchner donne une vision renouvelée des rapports entre la France et l'Afrique? En avant. Mais pourquoi alors a-t-il tant critiqué Benoit XVI qui a dit de manière largement plus virulente que lui son espoir de paix, de justice et de réconciliation pour un continent qui a toujours été méprisé par des "âmes charitables" particulièrement intéressées? Corruption, haines guerrières, maladies, pauvreté, comportements envers les femmes, l'Afrique subit de nombreuses souffrances et la France a souvent fait les mauvais choix. L'Afrique aussi d'ailleurs. De la passion à l'amour, il y a un pas que l'Afrique seule peut franchir.

La Chambre des Représentants belge proteste officiellement contre les propos de Benoit XVI sur le préservatif? Non, non et non. Que Pierre Bergé, Alain Juppé et Nadine Morano se prennent avec une démagogie infantile pour des chantres de la moralité et des professionnels de la théologie passe encore, mais qu'un état qui peut s'honorer d'avoir eu en Baudouin un roi béatifiable ne soit pas capable de prendre 5mn pour réfléchir à une nécessaire éducation sexuelle du monde contemporain, cela dépasse l'entendement. De la passion à l'amour, il y a un pas difficile à franchir et pourtant si beau.

Michelle Obama offre une guitare Gibson à Carla Bruni-Sarkozy en marge du sommet de l'Otan? On s'en fiche. Cet événement-là n'a vraiment pas changé le monde.

Oui, en ce dimanche des Rameaux, nous comprenons que le monde est complexe. Que bien souvent il souffre et qu'il faut que cela change.

Il y a deux mille, un dieu s'est fait homme et a accepté de souffrir pour débloquer la situation. Pour que l'Homme comprenne. Deux mille ans après, ce n'est pas encore gagné. Sauf si l'on se dit que toute cette souffrance, tous ces problèmes, toutes ces crises peuvent être dépassées et qu'après la passion, l'Homme choisira l'amour.

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22 mars 2009

Un pape au pays des proverbes

P3190216 "Tant que l'histoire de la chasse sera racontée par le chasseur, le lion sera toujours vaincu".

Ce fameux proverbe africain, Benoit XVI en a fait une fois de plus les frais lors de son premier voyage au pays du soleil, de la jeunesse, des étendues sauvages ... de la maladie, de la famine, de l'injustice et de la guerre.

Notre pape a parlé et ce fut la ruée. La curée. Les chasseurs ont tiré sur le lion.

Tout ce que les médias français ont retenu des quelques jours du souverain pontife en terre africaine se limite à cette polémique qu'avaient également suscitée certains propos de Jean-Paul II : l'Eglise catholique est contre le préservatif. Résumé de journaliste pour une interview plus complexe que vous pouvez voir en intégralité ci-dessous.


Ce qu'a vraiment dit le Pape
envoyé par KTOTV

Ce raccourci est d'autant plus saisissant qu'il omet de traiter de l'ensemble des malheurs qui frappent l'Afrique et dont personne ne semble se soucier. Focalisée sur notre zizi d'européen, nous oublions qu'à des milliers de kilomètres, les questions se posent différemment.

Nos amis politiciens, présentateurs télé ou humanistes professionnels devraient parfois écouter un peu plus les voix africaines avant de partir bille en tête vociférer contre un pape qu'ils ne connaissent que par résumé journalistique.

Ces voix africaines, BeniNews les a entendues au Cameroun aux côtés de Benoit XVI.

"Je demande aux occidentaux de ne pas nous imposer leur unique et seule façon de voir", a ainsi martelé le cardinal sénégalais Théodore-Adrien Sarr. Il aurait pu ajouter que depuis 50 ans, ces mêmes occidentaux se sont souvent trompés dans leur manière d'appréhender l'Afrique. Après l'échec agricole, après l'échec politique, après l'échec énergétique, voilà que nous poussons un continent vers le même échec moral que celui que vit l'Occident.

Toutes nos vierges effarouchées auraient dû venir au Cameroun voir la ferveur d'un peuple qui aime cette Église catholique qui les aide chaque jour. Les clameurs d'un peuple qui sait parce qu'il le vit que plus de 25% des institutions qui s'occupent des malades du SIDA en Afrique sont catholiques. L'émotion d'un peuple qui n'oublie pas l'aide alimentaire, la création d'institutions scolaires, la lutte contre les violences tribales ni les appels incessants aux puissances de toute sorte. "L'oiseau qui chante ne sait pas faire son nid", dit le proverbe. L'Église ne chante peut-être pas mais elle agit.

Nos anti-papistes télégéniques auraient dû venir voir dans un stade de Yaoundé plein à craquer les larmes couler quand Benoit XVI cria aux enfants qui n'ont plus de père, qui sont abandonnés, délaissés, maltraités, enrolés de force dans des milices : "Dieu vous aime, Il ne vous oublie pas." Le proverbe déclare que "pour qu'un enfant grandisse, il faut tout un village". L'Église offre ce village à tous les enfants d'Afrique. Elle leur offre même plus qu'un toit, elle leur donne un amour véritable et sincère.

Nos hérauts de la capote auraient dû venir voir les pagnes à l'effigie de Benoit XVI se secouer de joie quand le pape, leur grand-père adoré, exhorta les hommes, à l'image de Saint Joseph, à respecter leur épouse, à l'aimer et à lui être fidèle. "Le fleuve fait des détours parce que personne ne lui montre le chemin", nous enseigne le proverbe. L'Église montre à l'Afrique un chemin d'amour et de chasteté. Un eros qui serait également agapé. Un chemin exigeant certes, mais qui ouvre sur une espérance largement plus complète que la liberté orgiaque proposée par nos caoutchouteux en chef.

Nos parangons de la liberté sexuelle auraient dû venir voir à Luanda en Angola le million d'yeux pétillants dévorer leur Saint-Père réclamer justice, paix et lutte contre la corruption à des despotes que les occidentaux nourrissent. Si comme l'affirme le proverbe, "le ciel n'a pas deux soleils", l'Église ose exiger qu'aucun dirigeant africain ne se prenne pour un soleil. Il n'y a qu'un soleil, l'amour de Dieu à travers l'Homme.

Alors oui, certains peuvent polémiquer sur la capote et dire comme Alain Juppé dans une interview absurde sur France 24 qu'ils ne comprennent pas ce pape en égrenant des faussetés comme billes de leur chapelet d'ignorance. Mais BeniNews en est convaincu : l'Église doit continuer son travail de fond sans relâche, sans peur et le cœur rempli d'espérance. "Le croassement des grenouilles n'empêche pas l'éléphant de boire".

Il n'y a qu'un chemin pour guérir les maladies de ce monde, c'est l'amour. Soyons persévérants, les Hommes le comprendront. Car "au bout de la patience, il y a le ciel".

13 mars 2009

Saga Africa

Image1 La semaine prochaine, le pape Benoît XVI sera au pays des Noah. BeniNews aussi.
Ce blog s'arrêtera donc pendant quelques jours pour faire un voyage africain, prendre une bouffée de chaleur, admirer un arc-en-ciel de couleurs et respirer du plus profond de son âme.
Jeudi 19 mars, les BeniReporters seront au Cameroun, dans un stade à Yaoundé pour célébrer avec Benoît XVI une messe qui promet d'être grandiose.

Tous les camerounais attendent le Saint-Père avec une impatience joyeuse et emplie d'espérance. Peut-être ont-ils lu la lettre pleine d'humilité qu'a écrite Benoit XVI aux évêques catholiques pour expliquer mais surtout pour s'excuser des maladresses vaticanes au moment de la levée d'excommunication des 4 évêques intégristes. Mais plus certainement, ils s'en fichent. Ce qui les intéresse avant tout, c'est le message de paix, de justice et d'amour que le pape devrait délivrer à une population africaine qui continue de connaître des souffrances souvent inadmissibles. Les camerounais seront également attentifs au message de foi et d'espérance qui devrait être transmis à une église africaine en proie à de nombreuses difficultés.

"Avec toute l'Eglise et les citoyens du Cameroun, je souhaite rendre grâce à Dieu pour l'honneur et le privilège d'accueillir le premier pasteur de l'Eglise universelle, pour la première fois en Afrique et au Cameroun," a affirmé au journal l'Effort Camerounais le président de la Conférence Episcopale du Cameroun Mgr Simon-Victor Tonyé Bakot.

Un proverbe bamiléké (ethnie camerounaise) affirme : "Dieu n'a fait qu'ébaucher l'homme, c'est sur terre que chacun se crée." Que la rencontre d'un peuple avec son pape lui permette depuis la terre de remonter vers Dieu.

03 février 2009

Le coup d'état permanent

Image1 Toujours à la pointe de la branchitude, BeniNews a parcouru ces derniers jours tous les médias du monde à la recherche du nouveau concept à la mode, de l'activité tendance du moment, du loisir hype à ne pas manquer.
Et que vous avons-nous dégoté pour satisfaire votre insatiable soif de savoir?

Le coup d'état africain.

Le coup d'état, nos journaux ne parlent que de ça. Nos radios s'en font l'écho continu. Nos chaînes de télévision en montrent les images. Vraiment, le coup d'état est partout.

A Madagascar, Andry Rajoelina tente de destituer le président Marc Ravalomanana depuis une semaine. Se drapant de couleur orange, appliquant à la lettre les préceptes de "guerre civilisée" du théoricien américain Gene Sharp qui avait conseillé la révolution orange ukrainienne, Andy essaie de forcer son destin. Saine révolte? Coup d'état démocratique? Prise de pouvoir cynico-médiatique? Que ceux qui y voient clair lèvent le doigt.


Au Zimbabwe, Morgan Tsanvgirai s'essaie depuis des mois à cette même méthode de guerre civilisée pour faire tomber l'affreux Robert Mugabe. Malheureusement, trop peu aidé par son timide et peureux voisin sud-africain, Morgan semble avoir moins de succès. Pendant qu'il négocie tristement une éventuelle prise de pouvoir qui redonnerait un peu d'espoir à son peuple; pendant que des dizaines de milliers d'être humains se meurent du choléra; pendant que l'inflation se chiffre en millions de pour cents et que le pays tout entier parait abandonné des dieux; bref pendant que des enfants de Dieu appellent au secours, Grace Mugabe, la femme du président démoniaque, se la coule douce à Hong-Kong dans une chambre à 2000 dollars la nuit.

A Addis-Abeba, au sommet de l'Union Africaine (UA), la folie n'est jamais en reste. Mouammar Kadhafi, qui se fait dorénavant appelé "Roi des rois traditionnels d'Afrique" a enfin réussi après des mois d'intense lobbying à se faire élire président de l'UA. Président pour un an, c'est encore assez loin de son rêve de royaume mais c'est déjà pas mal.


Nous tous, êtres humains, avons été créés à l'image de Dieu. Non seulement Hommes et femmes Il nous créa, mais Il nous créa multiples pour que multiples nous transformions ce monde cassé à l'origine. Que nous le transformions chacun avec nos talents ET chacun grâce aux talents des autres. Aussi nos petits ou grands coups d'état, s'ils n'ont pour but que l'enrichissement ou la soif de pouvoir d'un seul, sont-ils voués à l'échec pour la bonne raison que seuls, nous ne pouvons rien.

Pour changer le monde, nous avons besoin des autres et de Dieu à travers les autres.



L'Afrique devrait enfin comprendre la puissance de la réunification. Sans balayer les traditions, sans effacer les ethnies, sans bouleverser un modèle ancestral, l'Afrique doit maintenant se concentrer sur l'apprentissage de l'amour de l'autre. L'amour de l'ennemi. L'amour du détestable. C'est ce que lui demande Benoît XVI qui prie à un mois de son voyage au Cameroun et en Angola "
pour que l'Eglise en Afrique trouve les voies et les moyens efficaces de la réconciliation, de la justice et de la paix." BeniNews suivra ça de près, car BeniNews y sera!

Mais attention, si le coup d'état africain semble à la mode, cela ne signifie pas pour autant que nous devons en France nous voiler la face sur nos propres comportements.
L'attitude Ségolène Royale face à Martine Aubry? Une tentative de putsch.
Les lettres ouvertes de certains "catholiques" au pape Benoit XVI? Une tentative de putsch.
Notre vénération d'un veau d'or de sexe et d'argent? Une tentative de putsch.

Et la liste pourrait continuer. Économique, politique, sportif, familial, social, le coup d'état est permanent. Il renvoie toujours à notre soif de pouvoir. A notre petite arrogance. A notre grand aveuglement égoïste. A notre volonté égocentrique d'immortalité. A notre désir d'être Dieu à la place de Dieu.


Pour que "devenir ce que nous sommes" et changer le monde, ne rêvons qu'à un seul coup d'état. Ne désirons qu'une révolution. Ne participons qu'à un seul putsch. La civilisation de l'amour.

13 décembre 2008

La mort au temps du choléra

Image1 Une fois n'est pas coutume, BeniNews entend

hausser le ton.

Hausser le ton contre le président du Zimbabwe, Robert Mugabe. Ce grabataire fou, cet incompétent absurde, ce meurtrier égoïste, ce vieillard orgueilleux, cet idéologue ringuard, est en train d'envoyer à la morgue son propre peuple pour des raisons que lui-même ignore sans doute. Famine, répression violente, choléra, c'est une humanité qui souffre et un diablotin qui fait son oeuvre sous nos yeux. N'oublions jamais le proverbe bantou : "le borgne n'a qu'un oeil mais il pleure quand même". Il pleure même très fort...

Hausser le ton contre Thabo Mbeki qui continue d'entraîner l'Afrique du Sud sur le chemin de l'aveuglement. Chez BeniNews, nous répétons régulièrement cette phrase de Churchill à Chamberlain en 1938 après la signature du traité de Munich : "vous aviez le choix entre la guerre ou la honte; vous avez choisi la honte et vous aurez la guerre." Thabo Mbeki, enfermé dans ses amitiés particulières, dans ses haines passées, dans son idéologie présente, choisit la honte. Et il aura la guerre. Car d'une manière ou d'une autre, le Zimbabwe plonge dans une guerre civile sournoise et meurtrière. En bon africain, Thabo devrait le savoir : "le mensonge donne des fleurs mais jamais des fruits."

Hausser le ton contre cet Occident qui continue de culpabiliser devant l'Afrique comme un père devant son enfant et qui devient le bouc-émissaire trop facile de l'enfant parfois irresponsable. L'Afrique a besoin de liberté. L'Afrique a besoin de responsabilité. L'Afrique a besoin de valeurs. Si l'Afrique respectait plus la vie humaine, s'enfermait moins dans des guerres claniques, acceptait l'homme libre et raisonnait pour choisir le chemin du Bien, elle ferait un grand pas. Et nous ne devons pas avoir peur de le lui dire comme ce proverbe zoulou bien connu : "si tu avances, tu meurs; si tu recules, tu meurs; alors pourquoi reculer?".

Hausser le ton contre ces institutions internationales qui pensent, réfléchissent, élaborent des théories mais surtout profitent du plus faible et lui imposent des règles économiques ridicules et inefficaces. L'Afrique a faim et devrait avoir le droit de gérer sa crise à sa manière sans se soumettre à des ratios fumeux. Et si ces institutions ne le comprennent pas, que l'Afrique se rebelle à l'image d'un Malawi exemplaire. Car "on ne marche pas deux fois sur les testicules d'un aveugle," dit le proverbe burkinabé.

Oui, aujourd'hui BeniNews hausse le ton pour sauver l'Afrique, lui rendre son humanité, l'accompagner dans son développement qui offre un potentiel énorme, la guider sur un chemin de paix et croire en son espérance, sa foi et sa charité.

Comme le proverbe africain le dit : "il n'y a pas qu'un jour; demain le soleil brillera."

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30 octobre 2008

Afrique à Dieu

2008_10_29T134018Z_01_APAE49S11Z800_RTROPTP_2_OFRTP_FRANCE_JUSTICE_SARKOZY_20081029_1_ Alors que les frimas de l'automne glacent nos corps tremblottants, l'actualité récente met de la chaleur dans nos esprits curieux. Cette fin de semaine est définitivement africaine.

Première montée de température, l'affaire des poupées. Les marchands du temple qui avaient investi le Vaudou en affichant le visage de Nicolas Sarkozy sur une poupée fétiche viennent de remporter le procès que leur avait intenté notre bienaimé président. Mais pourquoi tout ce tintouin pour une poupée vaudou? Culte animiste né aux confins de l'ancien royaume du Dahomey, le Vaudou est encore vivace en Afrique Centrale. Cette croyance traditionnelle en des esprits invisibles ferait-elle peur au chef de l'Etat? Après un Chirac féru de maraboutisme, espérons que l'occultisme ne devienne pas une religion d'Etat.

Deuxième grimpette de mercure, la situation au Congo. La guerre entre les factions rebelles et le gouvernement offficiel a repris sa terrible marche funèbre pour quelques minerais échangeables en dollars. Comment empêcher ces interminables massacres à l'africaine qui nous dépassent? Souvent nous prions mais parfois nous souhaitons baisser les bras. Heureusement pour l'Afrique, une nouvelle génération arrive. Désireuse de changer son monde. Et si le pouvoir et l'argent seront encore pour longtemps des idôles vénérées, ayons l'espérance que les forces vives de demain marcheront vers le Bien avec l'arme du coeur.

Troisième ascension de thermomètre, notre Brice Hortefeux national. Notre ministre de l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité nationale et du Développement solidaire, exige dorénavant que les futurs candidats au regroupement familial passent un examen linguistique et culturel. Rien d'autre qu'une mise en place à la française de l'inculturation tant évoquée par Monseigneur Monsengwo lors du dernier synode des évêques au Vatican.

Et il a raison, le monseigneur. Si l'Afrique ne va pas toujours à la foi, pourquoi la foi n'irait-elle pas à l'Afrique. En respectant ses cultures ancetrales comme Brice Hortefeux le demande à ses nouveaux invités. En apportant en langues locales un message de foi, d'espérance et de charité, l'archévêque de Kinshasa veut offrir l'Afrique et Dieu et Dieu à l'Afrique.

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Cette Afrique de vie, de sourire et d'amour qui derrière la brutalité des guerres et l'horreur de la pauvreté cache une multitude de petits saints, nous pouvons tous l'aider à éclore. Pour la Toussaint n'ouvrons pas la pompe à fric qui engraisse des dictateurs et fournit des balles mais ouvrons bien vlontiers la pompe Afrique.

Posté par beniouioui à 20:03 - Politique - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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14 octobre 2008

Chasse aux Trésors

7378927_1_ Dans son numéro d'octobre, l'excellent journal XXI de Patrick de Saint-Exupéry revient sur la tragique disparition de Philippe de Dieuleveult, présentateur vedette de "La Chasse aux Trésors".

Dans son enquête intitulée "Les crocodiles du Zaïre", Anna Miquel révèle que le 8 août 1985 (deux jours après la disparition officielle des sept membres de l'expédition "Africa Raft" dans les repides d'Inga), Philippe de Dieuleveult était interrogé à Kinshasa par un officier de la "Division spéciale présidentielle" (DSP), la garde personnelle de l'ex-dictateur Mobutu Sese Seko. Il était soupçonné d'être un espion ou un mercenaire. Un procès-verbal de cet interrogatoire, dont l'AFP a pu consulter une copie, s'ouvre par ces mots : "L'an mille neuf cent quatre vingt cinq, le huitième jour du mois d'août, a été entendu le prévenu Philippe Dieuleveult". Le PV, sur papier à en-tête de la DSP portant la mention "pro-Justicia", est estampillé d'un tampon "République du Zaïre" et porte deux signatures : celle du "major K.", "chef d'opérations" et celle du "comparant" Philippe de Dieuleveult, qui a été authentifiée pour XXI par son frère Jean.

Au-delà d'être un nouvel éclaircissement sur cette étrange affaire, cet article nous permet d'élargir le débat à plusieurs points qui pourraient constituer la "chasse aux trésors" de la semaine.

Chasse aux trésors médiatiques

La mort de Philippe de Dieuleveult nous rappelle qu'avant la Star Academy, l'Ile de la Tentation et la Méthode Cauet, la télévision avait inventé une émission qui alliait amusement, culture, découverte et aventure. Alors que nous rêvons tous aujourd'hui de devenir des stars et de draguer toutes les filles de la terre, Philippe sautait en parachute dans des contrées sauvages.

Il est grand temps que notre chaine de télévision fétiche, que notre magazine préféré et que notre site Internet favori nous emmènent à la recherche de trésors irremplaçables : le courage, la curiosité, la charité.

Chasse aux trésors humanitaires

Cette très belle enquête nous rappelle également que 20 ans après l'Afrique a peu évolué. La pauvreté et la guerre sont toujours présentes sur un continent majestueux. Aznavour pensait que "la misère serait moins terrible au soleil". Eh bien, c'est faux.

L'Afrique a besoin qu'on l'aide. Mais 20 ans après, elle est en droit de demander qu'on l'aide intelligemment. Il ne s'agit ni de distiller des subsides à des potentats locaux ni d'imposer des politiques agricoles absurdes. Encore moins de vouloir transformer des usages ancestraux en habitudes occidentales. Non, il faut aider l'Afrique qui souffre (pauvreté), l'Afrique qui travaille (PME), l'Afrique qui se transforme (écoles). Pour qu'enfin on puisse voir et aimer l'Afrique qui gagne, l'Afrique qui sourit, l'Afrique qui vit, l'Afrique qui partage. Pour qu'enfin les africains puissent chasser un trésor fondamental : l'espérance.

Un proverbe africain dit très justement qu'"au bout de la patience, il y a le ciel." Soyons donc patients, le monde va changer. Et ce changement nous guidera un peu plus vers le ciel.

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