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Chroniques piquantes d'un monde qui change....

24 novembre 2009

La fransse ke j'm

Image7 Depuis quelques semaines, le parti socialiste de Martine Aubry se réveille. Si sa renaissance ressemble furieusement à un retour à des sources taries, elle a le mérite de nous faire réfléchir à "la France qu'on aime".

Au regard des débats en cours et de notre culture médiatique, nous pouvons nous interroger : la France qu'on aime deviendra-t-elle une soupe aseptisée sans croyance, sans culture, sans conviction?

Faisons un peu de prospective...

Demain, la nouvèl fransse sera pleine de vieilles personnes agglutinées dans des maisons de retraite cachées à la campagne.

Demain, la nouvèl fransse sera parsemée de rares enfants nés quelque part mais élevés autre part par deux papas, deux mamans, un working-girl célibataire en mal d'amour ou une mère loueuse de ventre. Et parfois nés et/ou élevés par deux ringards mariés.

Demain, la nouvèl fransse sera de toutes les couleurs mais personne ne le remarquera sauf celui qui veut une amende parce que ça ne sera pas bien du tout de dire à un noir qu'il est noir et à un blanc qu'il est pâle. En nouvèl fransse, tout le monde sera gris.

Demain, La nouvèl fransse aura des bébés qui hurleront dans les parcs, bien au chaud dans leurs salopettes à décharge électrique anti-fessée.

Demain, la nouvèl fransse aura des collèges pleins de citrouilles d'halloween, de distributeurs de capotes, de cantine sans jambon pour ne pas choquer les gens différents qui en fait ne sont pas différents ... et un grenier rempli des crucifix de l'ancienne époque.

Demain, la nouvèl fransse recherchera le graal du bien-être matériel, le labellisera "bonheur" et sera bien avancée...

Demain, la nouvèl fransse sera un gruyère dont les trous seront des "ghettos urbains" oubliés du bien-être matériel et recroquevillés dans leur autarcie dangereuse.

Demain, la nouvèl fransse aura des habitants qui feront l'amour comme des lapins mais seront seuls comme des hérissons écrasés sur une route d'amour idéal où filent beaucoup de chauffards.

Demain, la nouvèl fransse dira à sa population qu'elle est libre pour lui faire oublier qu'elle est contrainte par son rapport à la beauté factice, à l'argent roi, au sexe facile, à la santé fragile.

Demain, la nouvèl fransse sera un havre de biotechnologie dans lequel on testera le rêve prométhéen de devenir dieu créateur à la place du vrai Dieu.

Demain, la nouvèl fransse aura des livres d'histoire qui raconteront de drôles d'histoires et cacheront la vraie histoire (voire il n'y aura plus d'histoire, cf la décision de Luc Chatel).

Demain, la nouvèl fransse sera une arène infinie de communication où on pourra échanger sur des réseaux les phantasmes de nos désirs conformistes mais où on cachera les aspirations de nos prières intérieures.

Demain, la nouvèl fransse aura peu de prêtres, quelques imams et beaucoup de forums de discussion sur le sens de la vie et la recherche du bonheur.

La nouvèle fransse sera-t-elle la fransse ke j'm?

La fransse ke j'm, n'est pas une prison où tout le monde se ressemble. Je veux pouvoir me moquer des noirs comme on se moque des curés, me moquer des pédés comme on se moque des religieuses, me moquer des musulmans comme on se moque des cathos coincés. Pas par sectarisme mais par amour. Ne rien dire, c'est avoir peur des différences; rire, c'est les accepter.

La fransse ke l'm n'est pas une dictature de l'égoïsme. Je veux pouvoir penser aux autres quand je gagne de l'argent, quand je dépense de l'argent, quand je regarde la télévision. Et me dire que tout ce que je fais nuis à personne.

La fransse ke j'm n'est pas un enfer de relativisme et de nihilisme. Je veux pouvoir me nourrir de l'espérance de Dieu, respirer l'amour de Dieu, admirer la création de Dieu. Je veux pouvoir trouver le sens de ma vie.

La fransse ke j'm est une fransse humble qui ne s'épuise pas à devenir ce qu'elle n'est pas mais qui comprend ce qu'elle doit être : une union d'hommes et de femmes qui aspirent à grandir ensemble dans un monde mystérieux et prometteur.

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19 novembre 2009

La victoire en trichant

Image7 13,3 millions de français devant leur écran pour les prolongations du match France-Eire.

13,3 millions de français devant leur écran pour voir la France se qualifier à la Coupe du Monde de football.

13,3 millions de français devant leur écran pour voir Thierry Henry tricher volontairement.

C'est triste...

"Il y avait main mais je ne suis pas l'arbitre." Réaction habituelle d'un joueur après le match, une fois que la décision a été prise et que la victoire est devenue officielle. Réaction évidente puisque tout le monde a vu le joli ballon être amoureusement accompagner vers le pied par une main baladeuse et entreprenante.

"Il y a main, Monsieur l'arbitre, ne comptabilisez pas le but." Réaction inédite qu'aucun joueur d'un foot devenu business n'a jamais osé avoir lors d'une grande compétition.

Alors qu'on nous parle d'identité nationale, une question se pose : quelle équipe de France voulons-nous? Celle qui se qualifie en trichant, reconnait a postériori l'évidence et se réjouit? Ou celle qui avoue sa faute sur le moment, perd peut-être ensuite le match mais offre devant 13,3 millions de personnes une démonstration d'honnêteté?

Parce que finalement, cette petite tricherie ressemble à beaucoup d'autres. A toutes nos tricheries égoïstes.

Nous gagnons par exemple souvent de l'argent en "trichant". En oubliant de nous soucier des conséquences de notre spéculation, en contournant habilement des règles contraignantes, en commercialisant des produits que nous n'achèterions pas nous-mêmes. Il est étonnant de voir chez Lagardère (Doctissimo) ou Axel Springer (Auféminin) une fascination pour le succès économique de ces deux sites Internet dont près de 80% du trafic est lié aux forums "pour adultes" bien qu'ils soient finement habillés de santé et de féminité. C'est de la triche.

Hier quand un petit garçon trichait au Monopoly, sa maman le grondait et ses copains s'énervaient. Aujourd'hui, il fait comme Thierry Henry : il gagne par tous les moyens.

Thierry Henry devrait quitter la sélection.

"Les derniers seront les premiers", a déclaré quelqu'un il y a deux mille ans.

Parfois, Dieu que c'est beau de perdre avec humilité.

14 novembre 2009

Money for nothing

Image1 Nous devions assister à un énorme coup marketing; nous avons eu droit à une émeute.

Pour faire la promotion de son site de cash-back www.mailorama.fr, le groupe Rentabiliweb avait organisé ce samedi un évènement inédit sur le Champs de Mars : de jolies hôtesses devaient distribuer à des passants des billets de 5 à 50 euros. Waouh !

Mais quand l'heure fut venue, que les milliers de personnes amassées et réclameuses se bousculèrent, que la sécurité sentit la situation lui échapper, Rentabiliweb annula la distribution. Waouh !

Ni une, ni deux. Ceux qui étaient là, ceux-là même qui devaient devenir de joyeux clients internautes, ces gogos qui avaient cru que l'argent tombait du ciel se révoltèrent. Crièrent. Cassèrent. Waouh !

L'argent est comme l'anneau du célèbre roman de Tolkien. Comme le veau d'or du peuple juif. Comme... comme les errements de notre société. Nous croyons que notre bonheur est matériel. Qu'il se trouve dans la consommation effrénée. Qu'il apparaît dans le divertissement individuel. Qu'il se vit dans une sexualité étonnante dont Rentabiliweb fait, sans en faire la promo cette fois-ci, son beurre, sa crémière et la caisse de la crémière. Waouh !

Pour pouvoir satisfaire ces petites jouissances, nous ressentons le besoin de l'argent et de son soi-disant pouvoir. "Mon anneau", criait l'affreux Gollum... Et comme Gollum, nous sommes prêts à tout pour cela. Nous jouons au loto en espérant gagner un salaire sans travail; nous spéculons en nous fichant complètement de la crise que nous ferons subir aux autres; nous acceptons de vendre, fabriquer, échanger des produits que nous savons nuisibles mais peu importe. NRJ 12 suivait cette semaine une ado (majeure, je vous rassure) qui "rêvait" de devenir une star du X et qui, accompagnée de son petit copain, courait les castings. Waouh !

Mais ce qu'il y a de rageant dans tout cela, ce n'est pas tant l'émeute ou les mauvais rêves. La force de la tentation, c'est qu'elle tente... Non, ce qui est rageant, c'est qu'il y a une triste intelligensia qui trouve ça drôle ou qui s'en fiche. Waouh !

Il y a un Rentabiliweb qui fait des sites "reservés aux adultes" et distribue de l'argent comme un mafioso distribuerait de la drogue à ses accrocs de l'internet. Il y a une société Internet qui parce qu'elle est cotée et gagne de l'argent séduit des investisseurs aussi respectables que Bernard Arnault et Stéphane Courbit et même un administrateur comme Alain Madelin. Et que tout ce beau monde oublie de faire l'analyse immatérielle de son investissement. Waouh !

Il y a des médias qui ne trouvent de solution à leur marasme actuel que dans Secret Story, Tellement Vrai "je veux être une star du porno" ou l'Ile de la Tentation. En 2009, un média qui souhaite séduire les jeunes ne voient sa martingale que dans le côté obscure de la force tentatrice. Les grilles de programmes de NRJ 12 ou Virgin 17 sont à ce titre symptomatiques. Waouh !

Money for nothing? Certainement pas. Il y a un monde à bâtir, des talents à développer, des échanges à mener. On a l'habitude de dire que l'homme est guidé par l'argent, le pouvoir et le sexe. Cela parait négatif et pourtant, dans chacun des cas nous pourrions faire quelque chose de beau. L'argent en tant qu'investissement peut servir au développement du monde, de la société et donc de nous-mêmes; le pouvoir sage et humble peut conduire l'homme sur un chemin d'élevation; le sexe est le démarrage de la famille, le point d'ancrage de l'amour conjugal et peut être d'une communion entre deux êtres.

Ce message est-il impossible à entendre? Non. Dans une étude commandée par Lagardère Active à TNS Sofres, nous pouvons découvrir "ce que veulent les femmes de 20 à 29 ans". Et ô surprise, elles veulent être amoureuses et vivre mariées toute leur vie. Reste maintenant à les écouter.

Benoît XVI a raison de pousser les catholiques et toutes les âmes de bonne volonté à s'investir dans la politique, l'économie, les médias. Il y a un monde à changer. Cela va être dur mais après, seulement après, nous pourrons réellement exulter. WAOUH !

10 novembre 2009

L'humanisme fait-il avancer l'humanité?

Image6 Cela fait un peu plus d'un an que ce blog existe. Oh, certes il n'est pas encore d'un esthétisme fou et a des fonctionnalités limitées par la compétence technique des BeniNewsers mais il a déjà abordé de nombreux sujets plus ou moins complexes.

Aujourd'hui, le sujet est dans la tranche des "très complexes", car l'humanisme que je veux discuter se pense et peut paraitre charitable.

Premier sujet : le jugement que vient de rendre le tribunal administratif de Besançon autorisant un une homosexuelle vivant en couple à adopter.

Il y a presque 2 ans, suite au refus du Conseil Général du Jura de permettre à Emmanuelle, célibataire qui n'avait pas caché son homosexualité, d'adopter un enfant, Emmanuelle et sa compagne étaient allées ester devant la fameuse Cour Européenne des Droits de l'Homme. Notre CEDH favorite (celle qui interdit les curcifix en Italie) avait évidemment condamné la France pour "discrimination sexuelle" mais n'avait pas pas pour autant effrayé le Conseil Général du Jura qui resta droit dans ses bottes... Jusqu'à ce qu'un tribunal administratif jurassien utilise les siennes pour lui botter le derrière. Faire une première. Et réjouir Noël Mamère.

Que dire?

Il faut parfois savoir affirmer des convictions désagréables ou incomprises. Je vais donc peut-être énerver voire choquer. Mais cette décision, je m'y oppose. Comme je m'oppose d'ailleurs à l'adoption par une personne célibataire.

Deuxième sujet : la proposition de loi sur l'euthanasie qui vient d'être déposée par 120 députés socialistes à l'Assemblée nationale et qui sera discutée le 19 novembre prochain.

4 ans après l'adoption de la loi Leonetti sur les droits des malades et la fin de vie (avril 2005) et un an après la remise d'un rapport évaluant son application, le groupe socialiste vient de déposer deux propositions de lois relatives à l'euthanasie auprès de la présidence de l'Assemblée nationale.

Que dire?

Il faut parfois savoir affirmer des convictions désagréables ou incomprises. Je vais donc peut-être énerver voire choquer. Mais cette décision, je m'y oppose.

***

Ces deux thèmes n'ont rien à voir l'un avec l'autre, à l'exception quand-même d'un point commun qui devient le fer de lance de la société contemporaine : l'humanisme.
Humanisme parce qu'il parait charitable aux yeux de beaucoup de permettre à deux personnes qui n'ont pas choisi leur orientation sexuelle de transmettre à un enfant tout l'amour qu'ils ont à donner.
Humanisme parce qu'il parait charitable aux yeux de beaucoup de permettre à une personne condamnée à mourir dans d'atroces souffrances de "mourir dignement" et paisiblement.

Humanisme... Quand je dis que le sujet est complexe, je veux peut-être dire que le mot est complexe.

Je ne détaillerai pas toutes les raisons qui me poussent à m'opposer à ces deux mesures, que j'ai déjà en partie expliquées (ici) et qui tiennent non seulement de la spiritualité mais également de l'anthropologie, de la sociologie, de la psychologie et de la philosophie. Mais il me semble que dans toute cette humanité, on oublie finalement ... l'homme.

L'homme est le cœur de la création. Le cœur de ce grand projet divin. Le cœur de ce mystère qui nous dépasse.

L'homme a été créé avec son fonctionnement, avec ses joies mais aussi ses souffrances, avec son amour et son besoin de l'Autre, avec ses talents différents et pas forcément cumulables, avec son incompréhension du mystère de la vie et son espérance. Avec sa transcendance.

Aujourd'hui, l'homme veut décider de son bonheur à la place de Dieu et commet une erreur fondamentale : il est trop libéral. Il veut forcer la "main invisible" de Dieu à aller dans son propre sens individuel. Nos décisions d'enfanter, d'adopter, de mourir deviennent des décisions prétentieuses de Monsieur Je-sais-tout. Dieu a créé l'homme et la femme? Je m'en fous, je me démerderai autrement. La mort et le mal existent? Je m'en fous, je me démerderai autrement. Je suis plus fort que Dieu.
Vraiment?

On me dira que ma religion n'est pas charitable avec certains et que je m'en fous, car je n'en suis pas. Pas homosexuel, pas souffrant, pas que sais-je... Oui et non. Peut-être que mon Dieu n'admet pas nombre de mes actes, que j'en suis conscient, que je fais avec, que je cherche à comprendre et que j'essaie de m'améliorer.

Toute cette histoire est résumée par une news du site Internet de Télé 2 Semaines. Frédéric Lopez, animateur de l'émission Rendez-Vous en Terre Inconnue, a décidé de dénoncer les people qui ont refusé de venir à son émission. Ainsi, selon lui, selon Télé 2 Semaines, selon Jean-Marc Morandini, Vanessa Paradis et Benoît Poolevorde qui préfèrent rester avec leur famille plutôt que passer plusieurs jours avec les papous ou les inuits seraient de mauvais bougres. Le développement durable: oui; la famille: fausse excuse.

Oui l'humanisme est devenue une drôle de valeur. Un nouvel humanisme veut balayer une vision ancestrale de l'amour familial. C'est étrange et parfois inquiétant. Car si c'est quand on met ses mains dans la prise qu'on comprend l'interdiction de Maman, c'est peut-être quand on aura été trop loin qu'on comprendra que les preceptes spirituels n'étaient pas forcément absurdes et que Dieu n'est pas un mauvais père.

Si l'humanisme s'intéressait à l'âme en plus du corps...

06 novembre 2009

Le mur en poussière

Image1 Le 9 novembre 2009, le mur de Berlin s'ouvrait. Symbole du communisme dictatorial, haineux, brutal, ce mur devenu poussière allait changer l'Europe et le monde.

En image tout au moins, car cette fin d'une triste histoire fut un long processus.
Un processus démarré à Gdansk où des ouvriers polonais osaient se mettre en grève.
Un processus pendant lequel de grands hommes se sont révélés sous un jour plus ou moins bon. Tandis Helmut Kohl et Mikhaïl Gorbatchev démontraient leurs capacités tactiques et leur pragmatisme, François Mitterrand redécouvrait la peur française de l'Allemagne.
Un processus qui bénéficia de la tenacité d'un homme visionnaire et mû par une foi profonde : Jean-Paul II.

De Jean-Paul II, Lech Walesa, le héros de Gdansk, a dit ceci :

"Dans ce monde communiste sans foi, les Polonais ont rencontré ce pape. Son message nous a considérablement aidés. Nous avons associé la prière à la grève, nous l'avons même adaptée à la grève. Sans Jean-Paul II, les événements ne seraient pas survenus aussi vite."

De Jean-Paul II, Mikhaïl Gorbatchev, a dit cela :
«Rien de ce qui s'est passé en Europe de l'Est n'aurait pu se produire sans ce pape-là...»

La chute du mur de Berlin, la réunification européenne, la fin d'un communisme destructeur ne furent pas le fruit d'une simple stratégie politique. Ces événements furent la foi, l'espérance et la charité d'un pape d'exception.

Aujourd'hui, nous fêtons cet effondrement. Aujourd'hui, nous célébrons l'Europe unie. Mais aujourd'hui, nous ne savons toujours pas de quelle Europe nous parlons.

Est-ce l'Europe de la Cour Européenne des Droits de l'Homme (CEDH) qui vient d'obliger l'Italie à refuser les crucifix des murs des écoles... contrairement au souhait des italiens eux-mêmes? Je n'aurais pas la grossiereté de rappeler à nos potentats européens le nombre de pays de notre belle Union qui ont un des christianismes comme Religion d'Etat ou ont passé un Concordat particulier. Les pays "areligieux" se comptent sur les doigts d'une seule main, et encore... Mais rappelons-nous que nos Pères Fondateurs à nous, ne sortent pas de nulle part. Comme ce mur qui chute grâce à un pape, l'Europe s'est bâtie grâce à Robert Schuman dont le procès en béatification est en cours à Rome.

Est-ce l'Europe de Pierre Lellouche qui traite de "pathétique" le leader conservateur et futur Premier-Ministre britannique David Cameron pour la seule raison qu'il défend une Europe différente?

La création de la Communauté Européenne du Charbon et de l'Acier (ancêtre de notre Union Européenne) par Schuman tout comme la chute du Mur de Berlin sont des gestes de paix, d'amour. Ce sont des gestes historiques et civilisationnels de rupture avec les totalitarismes et les valeurs négatives.

Dans sa chanson "Les Murs de Poussière", Francis Cabrel raconte l'histoire d'un homme qui cherche le bonheur. Comme beaucoup de nos contemporains, il pense qu'il se sauvera tout seul. "Je partirai demain si je veux/ J'ai la force qu'il faut pour le faire et j'irai trouver mieux". Et puis pschiiittt. Rien.

L'Europe en est un peu au même point. Elle cherche à trouver mieux en oubliant son histoire.
L'identité nationale dont on parle aujourd'hui, l'identité européenne dont on devrait parler un peu plus ne sont-elles pas à chercher dans notre "lopin de terre", dans "la douce lumière du soir", dans "la troupe entière de [nos] aïeux"? Dans notre civilisation qui a uni Athènes (philosophie) et Jérusalem (foi) dans Rome?

En 1949, l'Europe a enclenché un processus de paix. En 1989, elle a rétabli un processus de liberté. En 2009, elle pourrait un processus d'identité.

02 novembre 2009

Des racines et des ailes

Image1 Nous avons déjà évoqué dans ce blog Un Grand Amour m'attend, une pièce de théâtre présentée par une troupe amateur pleine de talents, la Compagnie des Types Louches.

Cette pièce qui s'attache à révéler l'âme du Bienheureux Pier-Giorgio Frassati est bouleversante d'actualité à plusieurs titres.

Alors que l'Europe fait passer au forceps un traité de Lisbonne que personne n'a lu et que beaucoup avait rejeté, alors que l'Europe se cherche un président pas trop visible mais bien sous tout rapport, alors que l'Europe est en quête de son ministre des Affaires Etrangères, Pier-Giorgio Frassati nous rappelle l'importance de la paix. Lui qui vécut une des périodes les plus troubles de notre histoire européenne et qui dut faire face à la double violence fasciste et communiste ne priait pas pour n'importe quelle paix : "la violence sème la haine, et l’on récolte ainsi les fruits néfastes de ces semailles. Mais, avec la Charité, on sème la paix chez les hommes, non point la paix du monde, la vraie paix que seule la Foi en Jésus-Christ peut nous donner en nous rendant fraternels les uns aux autres."

Tandis que la crise économique nous oblige à repenser nos vieux modèles et nous permet une critique d'un libéralisme qui oublierait la gratuité de l'amour, Pier-Giorgio Frassati, fils du fondateur du grand journal libéral La Stampa, provoque son père en répondant à son âme. Persuadé que son avenir professionnel était lié au sort des plus pauvres et se trouvait au fond d'une mine plutôt qu'à la tête d'un journal, il s'écriait : « Autour des malades, autour des malheureux, je vois une lumière que nous n’avons pas ».

Pendant que les nouveaux médias inquiètent, pendant que le Figaro relance la polémique sur les jeux vidéos, pendant que ministres et secrétaires d'Etat réfléchissent à l'édification de la jeunesse, Pier-Giorgio Frassati nous montre un chemin fait d'amitié, de volonté, de respiration montagnarde et de conviction. « A nous, il n’est pas permis de vivoter ; vivre est notre devoir ! Trêve donc à toute mélancolie ! »

En cette période de relance du débat sur l'identité nationale et sur les valeurs qui forgent une nation, Pier-Giorgio Frassati nous pousse à prendre de la hauteur. Quelles sont les vraies valeurs? Notre droite libérale d'hier est devenue sécuritaire aujourd'hui. Et alors? Les valeurs ne sont-elles pas des ancrages bien plus profonds? Ne faudrait-il pas réapprendre à creuser au bon endroit? « Vivre sans foi, sans un patrimoine à défendre, sans soutenir dans une lutte continue la vérité, ce n’est pas vivre mais végéter. Nous ne devons jamais végéter mais vivre ».

En cette journée qui fête les morts, ceux qui nous ont quittés, ceux que nous aimions, ceux que nous n'aimions pas vraiment, Pier-Giorgio Frassati nous livre un témoignage à contre-courant. La mort est un sujet d'inquiétude et d'incompréhension. Les études récentes montrent que si la foi chrétienne décroit, la croyance en l'au-delà s'accroit. Les français préfèrent les obsèques au bâptème. Opium d'un peuple qui cherche à se rassurer? Pier-Giorgio Frassati, lui, n'en avait pas peur et, alors qu'il était sur le point de mourir à seulement 24 ans, s'écriait : "aujourd’hui qu’il me faut lutter, je ne puis que remercier Dieu qui a voulu dans sa miséricorde infinie m’accorder cette douleur , afin que je puisse à travers les plus dures épines retourner à une vie plus intérieure, plus spiritualisée." Il était convaincu, que dans les bras de Dieu, dans cette vie éternelle ultime, un grand amour l'attendait.

Ainsi, par l'intermédiaire de la Compagnie des Types Louches, Pier-Giorgio Frassati nous donne plusieurs indications de vie. Adhérent au Parti Démocrate Chrétien, il nous pousse comme Benoît XVI à nous investir dans la vie civile; perpétuellement joyeux, il nous demande de préserver notre espérance; magnifiquement intériorisé, il nous amène à creuser au fond de nous-mêmes; tout en charité, il nous supplie d'aimer.

Un proverbe juif dit avec une grande sagesse : "on ne peut donner que deux choses à ses enfants : des racines et des ailes." Pier-Giorgio Frassati nous le confirme. Ancré dans la vérité, la tradition, la foi et l'amour, il était sans cesse poussé vers les cimes de la vie. Verso l'alto était sa devise. Verso l'alto, nous devons aller.

Il y a un théâtre quelque part dans Paris où un grand bonheur nous attend.

27 octobre 2009

Quand la graine devient un arbre

Image1 L'Evangile de ce jour est un grand classique de la parabole et ce grand classique apparait comme le petit gramme de finesse dans cette année de brute.

Jésus disait à la foule: "A quoi le règne de Dieu est-il comparable, à quoi vais-je le comparer?
Il est comparable à une graine de moutarde qu'un homme a jetée dans son jardin. Elle a poussé, elle est devenue un arbre, et les oiseaux du ciel ont fait leur nid dans ses branches. »
Il dit encore : « A quoi vais-je comparer le règne de Dieu ?
Il est comparable à du levain qu'une femme enfouit dans trois grandes mesures de farine, jusqu'à ce que toute la pâte ait levé. » (Luc 13, 18-21)

Lorsque nous regardons autour de nous, nous pourrions raisonnablement baisser les bras et nous dire que si la fin du monde n'est pas là, il faudrait peut-être qu'elle se dépêche d'arriver pour nous éviter de faire pire avant de voir le Seigneur !

Pourtant, au milieu des tentations et des égoïsmes, l'Evangile nous dit à juste titre qu'il suffit de peu de chose pour nous en sortir. Une graine de moutarde, un grain de senevé, un petit rien infinitésimal à partir duquel Dieu peut faire quelque chose.

Cette image, j'ai envie aujourd'hui de la proposer à Sting.

Sting n'est certainement pas une graine de moutarde. Ou si ce fils de laitier l'a peut-être été dans son enfance, son talent a rapidement émergé et nous l'avons reconnu. Avec The Police d'abord et ses tubes planétaires : Message in the Bottle, Every Breath You Take, Roxanne. Puis en carrière solo avec des chansons comme Russians qui ont marqué mon enfance. Dans chacune de ses compositions, son mélange de jazz, reggae et rock a fait mouche et cette mouche, nous sommes nombreux à l'avoir gobée.

Sting n'est pas non plus une graine de moutarde dans ses engagements. Ecologiste avant tout le monde, il a participé à la création de la Rainforest Foundation qui tente de préserver la forêt amazonienne et a su, humilité rare, reconnaitre ses erreurs et ses excès et passer la main à des professionnels.

Mais Sting est peut-être une graine de moutarde dans ses récents développements musicaux. Posé, en recherche d'harmonie et de paix, l'abeille tourne autour de la fleur, plante son dard et espère en faire une oeuvre transcendante. Son dernier album, "If On a Winter's Night..." va piocher chez Bach, Purcell ou la culture ancestrale galloise des chansons d'hiver qui nous poussent à retrouver le sens de l'existence.
La graine de moutarde excitée est devenue un arbre poétique.

Sting se déclare agnostique mais toute son évolution éclaire sa recherche et se teinte de respect des valeurs qu'il a reçues. Lorsqu'il avoue sa joie de jouer dans une cathédrale, il offre le témoignage d'un arbre qui est à quelques branches du bonheur.

Je me souviens avoir été ému à en avoir la chaire de poule un dimanche soir en 2007 devant Arte. Sting était assis sur une barrique et jouait un Prélude de Bach à la guitare. Alessandri Ferri dansait autour de lui, douce, élégante, gracieuse. L'arbre de Sting commençait déjà à pousser et à me caresser.

Chacun de nous avons une graine. Nous grandissons et mûrissons. Demandons parfois à l'Esprit-Saint de nous l'ensoleiller et de brûler les mauvaises bactéries pour qu'elle devienne un arbre. Un arbre de joie, de foi, d'espérance et de charité.

23 octobre 2009

La chute des gars chouettes

Image1 Autrefois, les braves gens les trouvaient chouettes. La presse chantait les louanges de ces gars chics qui parlaient choc. Le bon choix, qu'on disait. Et patatras, trois de chute. Enfin, rien de grave, ce sont des chats. Ils s'en sortiront. Mais chuut...

Le premier de nos héros, Jean Sarkozy, a enfin renoncé à la présidence de l'EPAD. Malgré ses cheveux courts et ses lunettes. Échec, retrait stratégique, obéissance filiale, peu importe. Le garçon est brillant et sait qu'il a de l'avenir. C'était juste TROP. Trop tôt, trop grand, trop gros. Il est même étrange qu'un jeune homme que tout le monde semble trouver génial ait eu le moindre espoir sur cette affaire. Il est étonnant qu'il ait pu croire, ne serait-ce qu'une seconde, que le peuple qu'il déclare écouter accepterait cette "élection". Cette histoire a tout de même eu un mérite : nous savons aujourd'hui ce qu'est l'EPAD ! Et oui, la France est une place forte du business mondial. Ouf !

Le second, Axel Duroux, a été poussé hors de TF1 comme un malpropre. Celui qui était présenté il y a quelques mois comme un sauveur, n'a même pas réussi à sauver sa tête. Dégommé par un Nonce Paolini revigoré après le succès de Secret Story, le géant millionaire a perdu le combat. Dommage, il avait un talent qui aurait pu éviter à TF1 de tout miser sur des émissions calamiteuses. Mais le rebond viendra rapidement. Chez Lagardère? Pourquoi pas !

Le troisième, Bernard Kouchner, a été interdit d'Israël, Gaza, Syrie, bref de ce Proche-Orient qu'il aime tant. Et dire qu'il y a peu, il était le roi de la diplomatie ! Avec son verbe haut, son sourire Colgate et sa poignée de main chiraquienne, Bernard pensait pouvoir sauver le monde et voilà que plus personne ne veut le recevoir. Heureusement, il lui reste le Liban. Et quelques missions de conseil en Afrique. Aïe !

Tout ça, me direz-vous, ne casse pas trois pattes à un canard. Sauf qu'il révèle quand-même quatre choses. Une belle et trois mauvaises... avec de l'espoir.

La belle : l'humilité est une valeur gagnante.

La mauvaise 1 : il sera difficile de réformer la politique, le pouvoir est un vice ancestral. Mais persévérons. Benoît XVI l'a répété : il faut que les chrétiens s'impliquent en politique.

La mauvaise 2 : les médias sont mal gérés et c'est affreux, car ce sont aujourd'hui des bâtisseurs de société. Ou plutôt des destructeurs de valeurs qu'il faut transformer. Mais là aussi persévérons. L'éclatement des médias, l'arrivée de nouveaux acteurs, l'émergence des nouveaux modes de diffusion, bref toute cette révolution qui a commencé offre des perspectives de changement. Nous devons être parmis ces nouveaux diffuseurs.

La mauvaise 3 : la paix mondiale semble lointaine. Le Proche-Orient se ferme à Bernard, car le Proche-Orient s'enferme tout court. L'Iran a encore refusé de donner sa réponse à un compromis historique sur son programme nucléaire. Israël et les Etats-Unis continuent leurs manoeuvres aériennes. Malgré tout, il se passe des choses et des discussions sont ouvertes. Mais il faut prier, agir et espérer. Et soutenir les chrétiens qui ont un rôle de paix et de lumière à jouer dans le monde arabe.

La conclusion de la journée? Humblement, impliqué et médiatique, nous pouvons transformer le monde en priant.

Et pourquoi pas en arabe ! (en fait c'est une pub pour la vidéo ci-dessous, mais chuuut elle est tellement chouette que je la chante en boucle. C'est chou).

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16 octobre 2009

C'est à tribord qu'on crie le plus fort

Image1Depuis son élection en 2007, Nicolas Sarkozy se sent suffisamment sûr de son tribord pour ouvrir à bâbord. Mais aujourd'hui, son électorat lui rappelle que c'est bien à tribord qu'on crie le plus fort.

RSA jeune, Jean Sarkozy à l'EPAD, Frédéric Mitterrand, taxe écologique, mères porteuses, la droite devient tendue et ne reconnait plus son héraut.

Le président intrigue. Il paie les étudiants pour aller en cours, justifie péniblement l'ascension discutable de son fils, clôt un débat moral essentiel sur la fonction ministérielle, lance une bonne idée mal expliquée pour l'avenir de notre planète et teste une mesure humainement complexe sur la notion de création.

Attention, dans son entreprise de modernisation du pays et d'oubli des valeurs fondamentales, Giscard s'était coupé de sa base et s'était scratché...

Conscient de la situation, Nicolas Sarkozy s'explique sur sa droite et fait la fortune d'un jour du Figaro d'Etienne Mougeotte (et le "suicide" de ce même Etienne dans un édito complètement déconnecté qui passe assez mal auprès de ses lecteurs). Mais cela suffira-t-il?

Dans le même temps, Jean-François Copé s'explique sur sa gauche et fait la fortune d'un jour du Monde d'Eric Fottorino. Mais cela suffira-t-il?

Les deux leaders de la droite partent du même postulat : la France a changé, il faut donc évoluer. So what?, diraient les américains.

La France chrétienne ne pratique plus, la France agricole s'enferme dans les villes, la France des colonies émigre en métropole, la France culturelle surconsomme, la France des grands combats collectifs s'individualise.

Pour reprendre l'idée-force de Jean-François Copé, la France perd peut-être son identité. Ou plutôt ne trouve pas sa nouvelle identité. Mais entre le libéralisme sarkozyste et le nouvel humanisme copéiste, quelle identité nous propose-t-on réellement?

Nous devrions réfléchir avant tout à l'Homme que nous voulons devenir. Rien ne sert de gouverner par des sondages, ils ne révèlent pas forcément nos rêves profonds mais nos désirs soudains. "Je ne réalise pas le bien que je voudrais mais je fais le mal que je ne voudrais pas", nous dit très justement Saint Paul (Romains, 7, 19). Il faut donc prendre de la hauteur.

La France veut-elle devenir une terre de liberté responsable, de charité et de gratuité, de travail et de construction du monde, de culture et d'intelligence, de dignité et d'humilité, de subsidiarité et de proximité?

Quel sera le français de demain?

Grandira-t-il au sein d'une famille aimante qui lui inculquera des valeurs de vie?

Sera-t-il porté par une communauté religieuse qui l'aura ouvert sur un mystère d'espérance?

Eveillera-t-il son intelligence dans les méandres d'une école qui lui apprendra à raisonner et à discerner?

Trouvera-t-il sa vocation dans un travail matériel ou immatériel qui lui permettra de mettre au profit du monde ses talents uniques?

Entreprendra-t-il avec confiance un projet qui poursuivra respectueusement l'avancée et la croissance du monde?

Sera-t-il invité au don gratuit et à l'action pour cet autre qui lui fera découvrir la profondeur de notre humanité?

Se découvrira-t-il libre? Libre de faire les bons choix? Libre d'être pleinement Homme? Libre de s'oublier lui-même pour écouter l'autre?

Soeur Emmanuelle disait que "chaque homme reçoit sur terre un cadeau de Dieu et doit le faire fructifier selon ses possibilités". Tout est dit. Nous avons des talents dont nous ne sommes que les dépositaires et nous devons les faire fructifier pour le bien de tous.

Si BeniNews devait crier à tribord, nous crierions que certaines valeurs sont inoubliables.

L'odeur de l'argent

Image1 Après ses lâchers de billets au Zimbabwe et au Soudan, la Chine vient encore de faire de la realpolitik en Afrique en signant un gigantesque et monstrueux accord minier avec la Guinée.

La Guinée, c'est ce petit pays que personne ne connaissait hier et qui est devenue récemment une star médiatique à cause du massacre bestial de centaines d'opposants à la junte militaire. Condamnée courageusement par la plupart des grands pays dont la France de Bernard Kouchner, la junte n'a pas eu à chercher bien loin un nouvel allié financier. La Chine est de tous les mauvais coups.

Cette semaine, dans un déjeuner très chic et très mondain, l'ambassadeur de Chine en France nous expliquait la merveilleuse croissance que connait son pays. 8%, le chiffre magique. Mais à quel prix? Passée du statut de dictature communiste dangereuse à celui de dictature communisto-capitaliste éldoradesque, la Chine a-t-elle gagné en humanité? La religion de l'argent n'est pas forcément plus belle que celle du prolétariat.

La question que nous pose la Chine est complexe. Le développement, l'éradication de la pauvreté et, rêvons un peu, le bien-être chinois méritent-ils de fermer les yeux sur les massacres guinéens ou le bellisisme iranien? En caricaturant, nous pouvons nous demander si nous guérir nous-même en faisant des dégâts autour de nous est un moindre mal.

La Chine veut ses 8% de croissance. La Chine en est même "fière", nous avouait l'ambassadeur qui ne parla pas une seule seconde de sujets qui fâchent (écologie, Iran, Afrique, libertés intérieures...). Mais le développement d'un peuple est-il uniquement économique? Le bien-être d'un peuple est-il seulement matériel?

En nous fixant des règles morales, nous freinons sans doute une potentielle croissance. Encore que... Mais nous faisons grandir notre société. Nous développons une croissance immatérielle, culturelle, morale. Créateur de bien-être spirituel, ce développement humain est un terreau de croissance incomparable. Un peuple qui espère, un peuple qui aime, un peuple qui a confiance est un peuple qui innove, qui crée, qui participe.

Malheureusement, la Chine n'est pas la seule à qui nous recommanderions de lire l'encyclique de Benoît XVI Caritas in Veritate.
Notre économie occidentale est pleine de petits écraseurs de têtes qui recherchent la croissance de leur porte-monnaie en oubliant de compter autour d'eux le nombre de morts. Les émeutes de Poitiers, les blocages d'usines, les critiques  acerbes contre les bonus des banques US sont autant de signes d'un climat complexe. Mais la réponse de ceux qui se sentent oubliés est trop souvent manichéenne. Est-ce le capitalisme qui est mauvais ou l'Homme?

Dans différentes paraboles, le Christ nous parle d'argent.
Dans celles des talents ou des mines, Il nous invite à investir. A trouver notre place dans la société et à cultiver notre vocation. A développer. Développement social, culturel, artistique, familial, éducatif mais qui peut également être économique. Le capitalisme en est un moyen. Il permet de donner un juste valeur, de faciliter l'entraide entre ceux qui ont et ceux qui cherchent, d'investir de l'argent pour qu'il porte des fruits. C'est ce capitalisme des origines qu'il faut retrouver.
Dans d'autres témoignages évangéliques, Jésus nous parlent d'oboles, de dons, de libération. L'économie ne doit jamais oublier la gratuité, l'aide envers ceux qui n'y arrivent pas tous seuls. Nous devons éviter de tomber dans une dépendance matérielle égoïste et rester toujours libres de faire les bons choix. Le capitalisme crée des richesses économiques mais il doit également créer des richesses humaines.

L'Homme n'est pas un animal qui cherche à grossir. Il a cette capacité unique de discerner.

L'argent peut être un moyen de faire le bien si son utilisation se fait au regard de la Vérité.

Posté par beniouioui à 12:01 - Economie - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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