29 juin 2009
Pour vous qui suis-je ?
En cette solennité de Saint Pierre et Saint Paul Apôtres, l'Evangile nous rappelle cette question fondamentale de Jésus : "pour vous, qui suis-Je?".
Tout au long de notre vie, nous nous posons cette question et comme Saint Thomas, nous aimerions bien en avoir une réponse matérielle. Nous aimerions que Jésus fasse un miracle sous nos yeux afin que nous puissions répondre tel Saint Pierre, de manière décontractée et totalement assurée : "Tu es le Messie, le Fils du Dieu vivant."
Mais où serait alors la liberté?
La foi est un noeud difficile. Nous voulons la liberté mais le doute nous angoisse; nous souhaitons donc voir Dieu mais le chemin de vie qu'Il nous propose nous parait insurmontable; nous avançons alors sur un sentier de facilité et nous nous épuisons de ne pas voir le sommet du bonheur.
Le week-end dernier, de jeunes hommes ont choisi Dieu pleinement et ont été ordonnés prêtres. Ils sont moins nombreux qu'autrefois à faire ce choix et l'Eglise s'en inquiète. Mais ce n'est pas seulement l'Eglise qui devrait s'en inquiéter...
Dans la vie quotidienne, il y a encore des gens qui choisissent de rencontrer Dieu le dimanche à la messe, le matin dans la lectio divina ou le soir dans la prière. Ils sont moins nombreux à faire ce choix et l'Eglise s'en inquiète. Mais ce n'est pas seulement l'Eglise qui devrait s'en inquiéter...
"Pierre tu es Pierre, et sur cette pierre, je bâtirai mon Eglise." Cette Eglise que Jésus a bâtie, c'est à nous de la porter. Parce qu'à la question de Jésus, la foi nous apporte une réponse merveilleuse : Jésus est Dieu uni à l'Homme.
"Dieu a tant aimé le monde qu'Il a donné Son Fils unique, pour que tout homme qui croit en lui ne périsse pas mais ait la vie éternelle." Jésus, c'est Dieu qui sauve l'humanité. Et nous en avons besoin. Nous avons besoin de sortir de cet orgueil de croire sans cesse que nous pourrons nous sauver tout seul par la science, par la pensée, par l'avancée du monde. Nous avons besoin de faire confiance; de lâcher prise; de retrouver de la simplicité et de l'humilité.
George-Bernard Shaw avait cette phrase humoristique sur la séduction entre un homme et une femme : "quand une femme du monde dit non, cela veut dire peut-être; quand elle dit peut-être, cela veut dire oui; et quand elle dit oui, ce n'est pas une femme du monde." Eh bien, nous avons souvent les mêmes rapport avec notre foi. Quand un athée dit non, il dit parfois peut-être; quand un non pratiquant dit peut-être, il dit bien souvent oui car il ne comprend pas que le doute fait partie de la foi et il attend comme Saint Thomas la preuve matérielle; quand un catholique dit oui, on le prend pour un fou.
Alors, pour une fois, ne soyons pas des gens du monde et disons oui. George-Bernard Shaw était un vieux misogyne qui s'amusait à détester le mariage. Ouvrons notre coeur au Coeur de Jésus. C'est simple, efficace, paisible. Et si nous répondons à la question-piège de Jésus, nous répondrons également à cette question que nous nous posons tous les jours : "mais merde, qui suis-je, moi ?"
Forum'09 - Paray-le-Monial (B.A. américaine) VOSTFR
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26 juin 2009
Le Thriller est fini, c'est Bad
Hier soir, le site américain TMZ annonçait le décès de Michael Jackson. Il n'avait que 50 ans. Le même âge que la Motown qui lui apporta tellement et que BeniNews avait fêtée avec joie et vibration.
Décrire l'apport de Michael Jackson à la musique de BeniNews en quelques phrases est une mission impossible. Une musique, c'est comme une prière : elle ne se raconte pas, elle se vit.
Alors que le roi de la pop fait face à Dieu, d'aucuns pensent sans doute que la situation est tendue pour lui. Sa vie a été chahutée et les scandales se sont parfois tristement enchaînés.
Peut-être n'est-ce pas un hasard si l'Évangile du jour de sa mort évoque le jugement de Dieu :
Evangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 7,21-29.
Comme les disciples s'étaient rassemblés autour de Jésus, sur la montagne, il leur disait : « Il ne suffit pas de me dire : 'Seigneur, Seigneur !', pour entrer dans le Royaume des cieux ; mais il faut faire la volonté de mon Père qui est aux cieux.
Ce jour-là, beaucoup me diront : 'Seigneur, Seigneur, n'est-ce pas en ton nom que nous avons été prophètes, en ton nom que nous avons chassé les démons, en ton nom que nous avons fait beaucoup de miracles ? '
Alors je leur déclarerai : 'Je ne vous ai jamais connus. Écartez-vous de moi, vous qui faites le mal ! '
Tout homme qui écoute ce que je vous dis là et le met en pratique est comparable à un homme prévoyant qui a bâti sa maison sur le roc.
La pluie est tombée, les torrents ont dévalé, la tempête a soufflé et s'est abattue sur cette maison ; la maison ne s'est pas écroulée, car elle était fondée sur le roc.
Et tout homme qui écoute ce que je vous dis là sans le mettre en pratique est comparable à un homme insensé qui a bâti sa maison sur le sable.
La pluie est tombée, les torrents ont dévalé, la tempête a soufflé, elle a secoué cette maison ; la maison s'est écroulée, et son écroulement a été complet. »
Jésus acheva ainsi son discours. Les foules étaient frappées par son enseignement,
car il les instruisait en homme qui a autorité, et non pas comme leurs scribes.
Mais dans la prière de ses fans, les belles choses ne sont pas oubliées :
Le souvenir d'une voix enfantine, pleine de potentiel, perdue au milieu des voix frères et des voix sœurs; les Jackson Five furent les artisans talentueux d'une Motown révolutionnaire et joyeuse;
La chaire de poule d'un album légendaire qui est toujours classé au Guinness comme l'album le plus vendu au monde; Thriller, produit par le magique Quincy Jones, est un bijoux rythmique, un ovni scénaristique, un plaisir mélodique.
La grâce d'un pas de danse que tous les adolescents des années 80-90 ont essayé de reproduire devant leur glace; quand les jambes se désarticulent, les pieds glissent en moonwalk et le buste s'assouplit, le chanteur-compositeur devient alors un artiste hors du commun.
La magnificence de concerts qui se voulaient des événements uniques et inoubliables; depuis sa première tournée en 1987 (pour l'album Bad), les concerts se sont enchaînés, grandioses, majestueux, parfois même complètement fous.
Est-ce que les anges dans le ciel font des concerts de funk? Est-ce que les âmes qui montent au Paradis vibrent au son de la soul? Est-ce que les gens qui ont eu une vie dure, violente, inacceptable et qui sortent de leur enfermement terrestre pour crier d'Amour vers Dieu, le font avec la force du rock?
Michael Jackson est mort. Avec son génie et ses tourments. Avec le beau et l'ignoble. En chacun de nous, il y a du beau et, comme Michael, nous le gâchons trop souvent.
Puisons donc au fond de ce beau plus souvent avec foi, espérance, charité afin que nous soyons des génies heureux. Les génies malheureux, y en a marre.
Heal the World
20 juin 2009
Secret story ou révélation?
Hier, TF1 a lancé le top départ d'une des émissions les plus calamiteuses du PAF : Secret Story.
Vous devez vous dire que BeniNews a un compte à régler avec TF1, mais ne serait-ce pas plutôt TF1 qui aurait un compte à régler avec l'Homme?
Au programme des prochaines semaines, les téléspectateurs de Secret Story partiront donc à la recherche des secrets de candidats aussi divers que le désormais incontournable bisexuel, le très contemporain voyant, l'habituel travesti qui a l'originalité de ne pas être homosexuel, le passe-partout beau gosse qui pense que son physique est un don du ciel, l'obligatoire bimbo qui s'enorgueillit d'avoir été la maîtresse d'un footballeur ou encore la lolita de 19 ans qui étonne la France entière parce qu'elle est encore vierge. Il paraitrait même qu'un des candidats aurait le QI d'Einstein...
Si notre nouvel Einstein est prêt à devenir durant plusieurs semaines un objet de foire dans le monde enchanté de TF1 où les douches sont filmées et les lits moins nombreux que les candidats, cela confirme la triste conclusion que l'Homme faible "relativise" trop et n'a pas encore découvert tous les secrets de sa "story".
Pourtant, il y a un secret unique que révélait le pape Jean-Paul II pendant les Journées Mondiales de la Jeunesse à Rome en 2000 : le secret de la vie.
"Une culture largement répandue de l’éphémère, qui accorde de la valeur à ce qui plaît et semble beau, voudrait faire croire que, pour être heureux, il faut éviter la croix. Comme idéal, on présente un succès facile, une carrière rapide, une sexualité séparée du sens des responsabilités et, finalement, une existence centrée sur l’affirmation de soi, souvent sans respect des autres.
Mais ouvrez bien vos yeux, chers jeunes: ce n’est pas là le chemin qui fait vivre, mais le sentier qui plonge dans la mort. Jésus nous dit: “Qui veut en effet sauver sa vie la perdra, mais qui perdra sa vie à cause de moi, celui-là la sauvera”. Jésus ne nous laisse pas dans l’illusion: “Que sert donc à l’homme de gagner le monde entier, s’il se perd ou se ruine lui-même?” (Lc 9, 24-25). Par la vérité de ses paroles, qui retentissent durement mais qui remplissent le cœur de paix, Jésus nous révèle le secret de la vie authentique.
N’ayez donc pas peur de cheminer sur le chemin que le Seigneur a parcouru le premier. Avec votre jeunesse, vous imprimez au troisième millénaire qui s’ouvre le signe de l’espérance et de l’enthousiasme caractéristique de votre âge. Si vous laissez la grâce œuvrer en vous, si votre engagement quotidien ne manque pas de sérieux, vous ferez de ce nouveau siècle une époque meilleure pour tous." (Jean-Paul II).
Transformés par la révélation de ce si merveilleux secret, zappons!
Et que nous soyons tristes, faibles, tourmentés ou bien heureux et apaisés, nous pouvons chanter avec confiance : il est bon de louer le Seigneur et nous laisser vibrer d'une vraie émotion.
16 juin 2009
Triste divertissement
Alors que TF1 annonce l'arrivée imminente d'Axel Duroux au poste de Directeur Général de TF1, BeniNews lui souhaite beaucoup de courage !
En quelques années, la société occidentale s'est profondément transformée. Ce n'est pas un hasard si BeniNews promeut à longueur de blogs la "société de vocation"; cela part du constat communément admis que l'individu du XXIe siècle est en "quête de sens."
Si sexe, drug et rock n'roll ont montré leurs limites, TF1 ne l'a malheureusement pas encore perçu.
A la fin du mois, Flavie Flament nous comblera des bienfaits de Love & Bluff, une joyeuse émission au concept relativement basique : un homo, un hétéro célibataire et un hétéro en couple sont offerts aux choix d’un candidat qui n’a aucune idée du statut de ses prétendants. Si, à la fin de l’émission, il sélectionne l’hétéro célibataire, il gagne le gros lot, un voyage à Venise. C'est fin, c'est frais, c'est TF1.
Et comme TF1 ne fait jamais dans la demi-mesure, la rentrée nous gratifiera d'une autre pépite audiovisuelle avec une version gay de Mon Incroyable Fiancé. La version hétéro étant déjà ras les pâquerettes, TF1 a donc décidé de plonger dans les nappes phréatiques afin de se noyer dans ce qu'elle croit être LE sujet de société majeur en 2009. Ce que ne démentira pas le Ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche qui préfère placarder en cette même rentrée de septembre 40.000 affiches contre l'homophobie dans toutes les universités de France, plutôt que payer ses chercheurs...
Mais TF1 n'est pas seul dans le désenchantement français.
Psychologie Magazine, par exemple, nous apprend dans son numéro de juin que Jésus est "un prohète juif du 1er siècle"... Rappelons quand-même au groupe Lagardère qu'il s'agit bien du 1er siècle "après Jésus-Christ" et que le fameux "prophète juif" est donc peut-être un chouia plus que cela...
Et malheureusement, les tristes exemples de la déculturation fleurissent comme des champignons venimmeux dans une belle forêt.
Partant de la même analye que BeniNews sur le besoin de "réenchantement" et de "retour aux sources" des français, Voyageurs du Monde a eu la bonne idée de lancer un catalogue dédié aux voyages intérieurs. Cette initiative nous la saluons. Néanmoins, en voyageant à l'intérieur dudit catalogue, quelle ne fut pas notre surprise de découvrir une subjectivité dangereuse. En effet, pour Voyageurs du Monde, Bodhgaya est le "lieu où se trouve l'arbre de Bodhi, sous lequel Siddartha Gautama atteignit l'illumination et l'état de Bouddha", tandis que le lac de Tibériade serait "le lieu biblique où Jésus aurait marché sur l'eau." Jean-François Rial, PDG de Voyageurs du Monde, et Bruno Roucou (pour écrire à Bruno: broucou@vdm.com), responsable du catalogue, ont donc une certitude sur l'illumination de Bouddha et un doute sur le miracle de Jésus. Cette anecdote (qui n'en est pas une) est une véritable honte qui illustre bien l'esprit de remise en cause perpétuelle auquel est confrontée l'Église catholique aujourd'hui.
Face à cette drôle d'ambiance, Christine Boutin a décidé de changer le nom de son parti et de l'affirmer clairement chrétien. Le Forum des Républicains Sociaux s'appellera dorénavant Parti Chrétien-Démocrate. Réel parti ouvert à tous les français ou simple lobby? Le réenchantement de la société française n'est pas forcément une affaire d'affirmation. Elle passe par l'éducation, la culture, un corpus de valeurs commun, la charité et la joie.
Cette joie quelquefois plus palpable à la messe du dimanche que devant TF1; cette joie souvent plus criante dans les écrits de Sainte Thérèse que dans Psychologie Magazine; cette joie parfois plus chaleureuse assis au bord du lac de Tibériade en prière que debout avec son appareil photo.
Dans un monde d'influence, il suffit que deux ou trois changent pour que la foule jubile.
15 juin 2009
La vocation de l'Iran
Que va-t-il se passer en Iran ? Personne n'en a aujourd'hui la réponse. Le soufflé peut retomber, la situation peut dégénérer, la révolte peut obtenir une victoire pacifique.
La marche qui a eu lieu il y a quelques heures en présence des principaux leaders d'opposition (à l'heure où j'écris ce blog) nous fait penser aux diverses actions non violentes théorisées par Gene Sharp et récemment mises en pratique dans les pays baltes, en Ukraine, en Serbie, en Géorgie et dans une moindre mesure au Liban.
Ces prises de pouvoir par des peuples assoiffés de liberté et fidèles à des principes de paix sont un espoir pour ceux qui vivent sous l'emprise de la terreur. Mais ne nous y trompons pas, la réussite d'une action non-violente passe par une forme de courage et d'héroïsme. Face à un régime autoritaire et violent, le plus dur est de ne pas tomber dans le dicton "oeil pour oeil, dent pour dent" et de rester cohérents avec ses valeurs de paix. La paix appelle la paix, car elle interpelle. Elle interpelle les pays alliés prompts à venir soutenir un peuple qui lutte pour de bonnes raison; elle interpelle un gouvernement dictatorial qui ne sait pas comment réprimer sans accroître le sentiment de haine à son égard.
L'évangile du jour tombe à point nommé :
Evangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 5,38-42.
Vous avez appris qu'il a été dit : Oeil pour oeil, dent pour dent.
Eh
bien moi, je vous dis de ne pas riposter au méchant ; mais si quelqu'un
te gifle sur la joue droite, tends-lui encore l'autre.
Et si quelqu'un veut te faire un procès et prendre ta tunique, laisse-lui encore ton manteau.
Et si quelqu'un te réquisitionne pour faire mille pas, fais-en deux mille avec lui.
Donne à qui te demande ; ne te détourne pas de celui qui veut t'emprunter.
La vocation d'un pays, la vocation de l'Iran, c'est la paix, la justice, la joie et la charité.
Alors que certains iraniens essaient aujourd'hui de se soulever, alors que les coréens devront attendre la fin (en octobre) de l'actuelle "lutte de cent cinquante jours" pour espérer bouger, alors que dans beaucoup d'endroits du monde la situation des populations reste inacceptable, prions pour que les dirigeants du monde soient éblouis par l'amour.
Manifeste pour une société de vocation
Après chaque élection, les commentateurs appellent à une prise de conscience. Montée de l’abstention, baisse des partis de gouvernement, surprise des listes catharsiques.
Le peuple est à bout de souffle et réclame le changement ;
il a voulu donner un signe à ses gouvernants.
Et puis, Vahiné c’est dégonflé, le soufflé retombe et rien ne change.
Il semble pourtant nécessaire que nous entrions dans un nouveau cycle de l’histoire économique et sociale.
Née dans un 19e siècle bourgeois, la société de production nourrit en son temps la question de la répartition des richesses. Patrons ou ouvriers, chacun s’enferma dans son argumentation et l’Eglise sortit alors, via l’encyclique Rerum Novarum, une Doctrine Sociale qui fit date mais ne fut que trop rarement suivie.
Les temps passèrent et la foi décrut ; les guerres se suivirent et fabriquèrent des horreurs ; le travail restait oppressant et le salarié vit son salut dans l’avènement des loisirs. La société de consommation apparut alors. Dans l’air frais des yé-yé, le consommateur du 20e siècle profitait enfin de ses loisirs et de ses propriétés. Mais il se renferma vite sur lui-même. Le monde devint un peu plus individualiste, les inégalités se creusèrent un peu plus et le consommateur qui était en fait un gentil client dépensier commença à trouver que le salut était long à arriver.
La réponse à ce mal-être, l’intelligensia médiatique la vit dans l’information. Ce fut soudain l’éclosion de cette société de l’information qui apparaissait tel un nirvana d’ouverture dans un univers trop cloisonné. L’information abolirait les frontières, lancerait une nouvelle forme de communication, faciliterait l’accès au savoir. Chaînes de télé, stations de radios, magazines, Internet, mobile, les années se suivirent et les médias et nouveaux médias poussèrent comme des champignons. Pourtant, le salarié-consommateur-nouvellement-informé percevait les limites du système. Les médias lui renvoyaient son image, celle d’un salarié moyennement heureux, d’un consommateur éternel insatisfait, d’un habitant d’une terre ravagée et d’un individu en quête de communauté.
Aujourd’hui, le monde occidental et la France en particulier sont donc appelés à un nouveau changement : la société de vocation.
Un changement qui fit dire à Barack Obama pour son discours d’investiture qu’il nous fallait réaffirmer « la promesse de Dieu que nous sommes tous égaux, tous libres et que nous méritons tous la chance de prétendre à une pleine mesure de bonheur. »
Un changement qui fait dire inlassablement à Benoît XVI que chacun d’entre nous avons « une place dans le plan de Dieu ».
Cette place dans le plan de Dieu, cette vocation, elle nous est offerte par des talents que nous devons parfaire et développer. Il n'y a pas de "mauvais" sur terre; il n'y a pas de "nul". Il y a des talents, des dons, des charismes variés que nous devons cultiver ardemment. Avec un unique but : accomplir notre vocation de charité, de joie et de solidarité.
Œuvrer pour une société de vocation, c’est affirmer que la seule voie de la croissance économique n’est pas de passer cinq jours par semaine à produire des biens et services plus ou moins utiles que nous nous empresserions de consommer le week-end sans en être pleinement satisfaits. La croissance économique doit également être portée par une croissance humaine.
Œuvrer pour une société de vocation, c'est être convaincu que trop de gens ne sentent pas à leur place dans leur travail et s'enferment dans un individualisme tristounet parce qu'on ne leur a pas permis d'exercer leurs talents. Développer son talent pousse nécessairement à la joie, à la solidarité et à la charité; c'est l'inactivité qui enferme.
Œuvrer pour une société de vocation, c’est donc considérer qu’il est nécessaire de soutenir et pousser tous ceux qui souhaitent s’accomplir à développer leurs talents, économiques pour certains mais pour d’autres artistiques, familiaux, religieux, politiques, charitables qui répondront alors aux besoins de foi, d’espérance, de culture, de joie, de paix, d’amour de l’ensemble de la population. La dernière initiative de Xavier Darcos et Philippe de Villiers qui lancent un "collège novateur de référence nationale" à Saint-Hilaire-de-Loulay va dans le bon sens. Le principe : à la manière des classes sport-études, une section «humanités classiques, art, culture» pourra être suivie. Au programme, du grec et du latin, des épreuves de culture générale, des cours de civilisation, de littérature, de théâtre.
A quelques jours de la sortie par Benoit XVI de son encyclique sociale, soyons assurés que cette économie de l'immatériel peut être un vrai moteur de croissance, car l'innovation a besoin d'espérance.
08 juin 2009
Heureux !
En nous proposant aujourd'hui l'Évangile des Béatitudes, l'Église nous intime l'ordre d'être heureux. Qui que nous soyons, petits ou grands, forts ou faibles, drôles ou ennuyeux, Dieu nous avoue une chose merveilleuse: il nous aime :-)
Simple, les yeux pétillant comme un enfant devant une confiserie, Roger Federer est joyeux. Il a enfin gagné une finale à Roland-Garros et est ainsi entré dans le cercle très fermé des super champions vainqueurs sur toutes les surfaces. Heureux les pauvres [enrichis] de cœur, le Royaume des Cieux est à eux.
Pour fêter sa victoire, Roger Federer évitera de boire du faux rosé. Sous les tirs croisés d'une pression gauloise efficace, la Commission européenne n'autorisera finalement pas la fabrication du vin rosé en mélangeant vin blanc et vin rouge à partir de la technique du coupage. Heureux les [vins] doux, ils obtiendront la terre promise.
Ce n'est pas sur la terre mais dans la mer qu'ont disparu les passagers du vol AF 447. Cet événement tragique nous confronte brusquement à la mort. Celle des disparus bien-sûr mais la nôtre également. Il nous confronte aussi à l'injustice d'une mort brutale qui survient sans raison, sans crier gare. La mort est le grand mystère de la vie, celui de la chute originelle rachetée par le Christ. En ces moments-là, il est difficile de faire confiance à Dieu, de s'abandonner et d'espérer. Heureux [donc] ceux qui pleurent, ils seront consolés.
Le sentiment d'injustice se ressent souvent lors d'un décès mais a bien d'autre occasion pour nouer notre estomac. Les élections européennes en ont été un énième moment clef. François Bayrou était persuadé d'apparaître le soir du 7 juin comme le troisième voire le deuxième homme; il a finalement été éjecté du podium comme un mal-propre. "Injustice", dut-il crier ce matin en se rasant, en oubliant peut-être qu'il a trop rasé ses potentiels électeurs par un positionnement moyennement clair. Partout en Europe, les électeurs ont réclamé une Europe qui les comprenne et qui leur parle, une Europe qui n'oublie pas ses valeurs chrétiennes qui en sont les fondements, une Europe qui pense à cette planète dont elle est l'un des continents. En France, la donne est moins lisible, faute de protagonistes charismatiques. En tout état de cause, les français ont été trop peu nombreux à voter pour ces députés qui font 80% de nos lois. Heureux ceux qui ont [faiblement] faim et soif de justice, ils seront rassasiés.
"Justice", nous ne sommes pas certain que le mot soit particulièrement bien associé à Omar Bongo. Comme beaucoup de dirigeant africain, "le plus vieil ami africain de la France" décédé aujourd'hui s'est plus soucié de son compte en banque personnel que de l'estomac de son peuple. Baptisé catholique pour avoir une audience avec Paul VI, ce vénal potentat s'est converti à l'Islam pour obtenir les dollars de l'OPEP. Peut-être que l'Afrique, qui a encore beaucoup de travail à faire pour tracer le chemin de la justice, de l'amour et de la paix, lui pardonnera son absence totale de valeurs humaines. Heureux les miséricordieux, ils obtiendront miséricorde.
De la miséricorde, peut-être pas, mais du cœur il en faut certainement beaucoup pour renflouer le capital de Libération, journal sans positionnement qui n'est pas prêt de gagner un radis. Donner aux autres son argent et surtout son temps, c'est une action à la mode. Les associations humanitaires débordent de CV et c'est tant mieux. Notre association du moment s'appelle Le Rocher, l'Oasis des Cités. Elle a pour vocation de s'occuper des jeunes des banlieues, trop souvent délaissés et abandonnés à des mains pas forcément innocentes. Heureux les cœurs purs, ils verront Dieu.
Dieu parfois peut être source de conflit. Au Liban, Il est invoqué dans tous les sens par des chiites, des sunnites, des druzes, des maronites, des arméniens orthodoxes, des grecs-catholiques et des grecs-orthodoxes, et sans doute même des athées angoissés. Tout le monde s'attendait à ce que le "parti de Dieu" (Hezbollah) sorte grand gagnant des élections du week-end dernier et il a finalement dû s'incliner. Pour gagner, le Hezbollah comptait sur l'étendard orange de la scène chrétienne : le général Aoun. Plus soucieux de son ambition égocentrico-personnelle que du bien de sa communauté, il avait pactisé avec un diable qui lui avait demandé de diviser le camp chrétien, seul à même de faire la différence dans un système politique libanais particulièrement compliqué. Mais voilà, orange, qui est aussi la couleur du Modem, n'était pas la couleur du week-end et, en ce qui concerne Aoun, c'est tant mieux. Comme quoi, Dieu existe vraiment et il confirme qu'Il préfère la liberté à l'obscurantisme. Heureux les artisans de paix, ils seront appelés fils de Dieu.
Cette paix, le monde entier aimerait la voir émerger d'une élection iranienne si proche. Chacun sait que le pouvoir ne se joue pas là et que seuls les mollahs tiennent les rênes de la mythique Perse. Pourtant le peuple iranien a les moyens de leur faire enfin passer un message fort. L'Iran est aujourd'hui plus chanceux que son sparing-partner de la menace nucléaire, la Corée du Nord, qui eux n'a aucune élection à l'horizon et vient de condamner au bagne deux journalistes américains. Mais dans ces nombreux pays qui ne sont pas fiers d'eux et où les artisans de paix sont poursuivis, condamnés, empêchés de tourner en rond, il existe toujours des héros qui luttent pour le bien. Qu'ils aient foi en Dieu et ne s'arrêtent jamais. Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice, le Royaume des cieux est à eux.
Benoît XVI n'est pas prêt de s'arrêter de lutter. Le Royaume des cieux, il le scrute chaque jour de son regard si doux. Des bâtons, il en a plein ses roues. Des cailloux remplissent ses chaussures et les médisances ont leurs porte-voix. Malgré toutes ces contraintes, il continue inlassablement à indiquer le chemin et à prier pour ceux qui ne le prennent pas, ne le voient pas. Heureux serez-vous si l'on vous insulte, si l'on vous persécute et si l'on dit faussement toute sorte de mal contre vous, à cause de [Dieu]. Réjouissez-vous, soyez dans l'allégresse, car votre récompense sera grande dans les cieux.
Alors oui, bien que parfois ce soit difficile, réjouissons-nous !
Teaser des Sessions Paray-le-Monial 2009
envoyé par Sessionparay. - Voyage et découverte en vidéo.
05 juin 2009
Tout le monde veut la paix, mais laquelle?
Le discours de Barack Obama au Caire à destination du monde musulman était très attendu. Il n'a pas déçu... ou presque.
Toujours très à l'aise un micro à la main, Barack Obama a su émouvoir l'assemblée par ses envolées lyriques, son esprit tolérant et la finesse de ses approches. Sans jeter un regard à ses notes, le président américain a caressé, expliqué et même parfois gentiment grondé. En revanche, il a peu proposé.
Obama -Le cycle de la méfiance doit s'achever
envoyé par Chayma31. - L'info video en direct.
Tout le monde veut la paix, mais laquelle? Chrétien, musulman ou simple "humaniste", Barack Hussein Obama (comme il aime le rappeler lui-même) est peut-être en fait un adepte de la philosophie grecque qui aurait pris des cours de rhétorique : logos, pathos et ethos. Logique, charme et vertu. Mais une vertu humaniste qui tend quelques fois vers une forme de relativisme ambigu parce que politique. Bien qu'il en ait le charme et l'intelligence, Obama n'est bien-sûr pas le diabolique "Président" décrit dans le diamantesque roman de Michael D. O'Brien, Père Elijah. Mais nous ne devrons jamais oublier qu'il est avant tout un homme politique qui doit gérer ses contraintes propres, comme le démontre sa volonté de voir la Turquie intégrer l'Europe.
Tout le monde veut la paix, mais laquelle? Quand Barack Obama transmet un "salam alaykoum", il transmet une paix qui n'est autorisée qu'entre frères musulmans. Cette expression pleine de sens, apparue dans la langue arabe avec le Prophète, est en effet normalement interdite aux non-musulmans. Or les religions ne sont pas seulement des étiquettes. Quand il évoque les "enfants d'Abraham", il choisit ses mots pour convaincre son auditoire et c'est son job. Mais c'est faux. Autour de nous, les gens connaissent-ils les différences fondamentales entre les trois religions monothéistes? Savent-ils que le Christianisme est la seule foi en un Dieu fait Homme qui a vécu parmi nous, souffert pour nous, démontré en s'incarnant l'Amour qu'il exigeait de nous? Le christianisme est une expérience personnelle de Dieu et elle est unique. Issu du Judaïsme qu'il a choqué dans les premiers siècles, le Christianisme en est un renouvellement. Antérieur à l'Islam, il ne l'a pourtant jamais inspiré sur les croyances fondamentales : l'Incarnation, la primauté de l'Amour, l'absolutisme de la liberté.
Tout monde veut la paix, mais laquelle? Quand Barack Obama s'interroge sur l'interdiction du port du hijab en France et sur la liberté religieuse dans le monde musulman, met-il ses deux critiques sur le même plan? Alors que la libre pratique de l'Islam est répandue dans l'ensemble des pays occidentaux, la conversion est encore synonyme de crime dans la plupart des pays musulmans de la planète. Là encore, l'animal politique Obama fait passer ses messages en douceur pour rompre avec l'ère Bush. Mais n'oublions pas le message.
Aussi le président américain dit-il vrai quand il affirme que l'éducation est le principal enjeu des années à venir. Il ne dit pas autre chose que ce qu'avait répété Benoît XVI en Jordanie. L'éducation est clef parce qu'elle permet d'éviter le relativisme, qu'elle pousse à toucher la vérité et que la vérité rend libre (Jean, 8, 31-32). Si on sort du politique pour entrer dans le spirituel, l'espérance du monde n'est pas que tout le monde s'aime et se comprenne comme Oui-Oui dans sa petite voiture mais que l'humanité progresse humblement dans sa route vers Dieu. Il est plus facile au politique Obama de se faire aimer en relativisant qu'au spirituel Benoît XVI de se faire comprendre en affirmant sa vérité.
BeniNews n'est pas un blog politique et la paix que nous souhaitons développer est une paix spirituelle. Une paix pleine et entière. Une paix des cœurs. Cette paix qui sera le fruit du théorème de la raison : la raison conduit à une liberté qui mène vers Dieu.
Ce week-end, nous vivrons deux événements majeurs. Le souvenir d'un débarquement qui sauva l'humanité et les élections d'une Europe construite pour éviter une nouvelle guerre. Cette Europe, Saint Benoît en est le saint patron et c'est lui qui nous a dit :
"Cherche la paix, poursuis-la avec ardeur." (Règle de Saint Benoît)
29 mai 2009
Tout en beauté
Comme chaque année, la fin du festival de Cannes et son habituel défilé de beautés-stars annonce l'arrivée de l'été et son habituel défilé de beautés-anonymes.
Les jupes vont raccourcir, les sourires s'étirer, les chaussures se décolleter, les poitrines se gonfler, les dos faire de la plongée, les yeux pétiller, les cheveux s'éclaircir, les lèvres se rosir, les cœurs jouer des percussions et les âmes se poser des questions.
Les journaux vont le crier en gras et en grand format : il faut être belle.
Mincir, grossir, se vêtir, se farder, il y a suffisamment d'astuces pour remplir des pages. Car la méthode incontournable du bonheur contemporain se résume en deux points : beauté et richesse.
Les petites filles le comprennent si bien que dès leur plus jeune âge, elles baissent le jean, montent le string, colorent les lèvres et soulèvent les talons.
L'Office français de la fondation pour l'éducation à l'environnement en Europe (EEE) a beau annoncer les heureuses plages élues de son label Pavillon Bleu, cela ne sert à rien. Il y aura toujours 1000 fois plus de maillots sur la plage que dans l'eau. Les françaises regarderont-elles Thalassa cette année ou se plongeront-elles dans Elle?
Tout cela n'est certainement pas pour déplaire à l'homme qui écrit ce blog. Mais il y a quand-même un hic. Lorsque la toute jolie et célèbre Lucy Gordon commet vraisemblablement un geste absolu, elle n'est certainement pas heureuse.
Marilyn Monroe, qui joua de sa beauté pour faire une carrière extraordinaire avant de sombrer dans la nuit, le résumait d'ailleurs très bien : "une carrière, c'est fantastique, mais on ne peut pas se blottir contre elle, la nuit quand on a froid." Elle aurait pu le dire de la beauté.
Ainsi, le mois de juin nous fait entrer dans une période où la beauté est reine. Une période où des relations se nouent, des amitiés se créent, des amoureux se blottissent. Mais si les médias nous apprennent à séduire, ils ne nous donnent malheureusement pas la clef pour aimer et être aimés.
Heureusement, l'Esprit-Saint de Pentecôte accompagne le soleil et nous guide vers un lumière autre que celle des UV.
Dans les Actes des Apôtres (Ac, 2, 2-3), il nous est dit que Dieu a envoyé son esprit-Saint pour nous nourrir de ses dons. Le jour même de Chavouot (que les juifs fêtent aujourd'hui et qui rappelle le don de la Torah et des Dix Commandements aux Hébreux).
Beaux, belles et éblouis par le soleil, nous pouvons en ce week-end de Pentecôte passer de l'agréable ensoleillement à la merveilleuse brûlure du feu de l'Esprit-Saint pour enfin resplendir pleinement.
Marilyn Monroe - My heart belongs to daddy
envoyé par Mirandoline.
24 mai 2009
Quand le Hezbollah rit, les cèdres pleurent
Dans l'imaginaire occidental, le Liban a longtemps évoqué la magie de l'Orient. Le silence des montagnes, la tranquilité infinie des cèdres, la sagesse des moines, la sensualité des femmes, la fougue des vagues, l'odeur légère du thym, l'amour joyeux de la famille, les emportements excentriques des hommes.
Puis la guerre est venue et elle a tout détruit. Le petit paradis d'hier est devenu la terre de toutes les convoitises et le théâtre de la haine. Patriotique, communautaire, religieuse, la haine a pris de trop nombreuses formes dans un si petit territoire.
Aujourd'hui encore, les ambitions personnelles de quelques uns continuent d'alimenter le pire.
Certains jouent sur la haine d'Israël et des Etats-Unis pour imposer leur loi. Mais comment ne pas voir que cette haine ancestrale est absurde et que ceux qui la attisent sont les mêmes qui menacent d'une charia dogmatique et d'un terrorisme bien plus dangereux?
Der Spiegel nous apprend dans son dernier numéro que ces haineux du Hezbollah auraient même été jusqu'à assassiner l'ancien Premier Ministre Rafic Hariri pour asseoir leur pouvoir. Le Tribunal Spécial pour le Liban aurait en effet réuni des éléments plus que probants accusant les forces spéciales de la seule milice ayant bizarrement conservé ses armes malgré les accords de paix de Taëf.
Ces révélations n'étonnent personne et ne seront pas forcément suffisantes pour réveiller les consciences. Le grand auteur libanais Khalil Gibran ne disait-il pas : "n'est-il pas étrange de nous voir défendre plus farouchement nos erreurs que nos valeurs?" Comme le reste de l'humanité, les libanais du XXIe siècle cherchent leurs valeurs. Pourtant, sous leurs yeux, les chrétiens quittent les uns après les autres cette terre des mille et une nuits. Dans son sublime "Plaidoyer à tous les jeunes Joseph du Liban", Nada Nassar-Chaoul évoque ces tristes départs. Petit à petit, le Liban se transforme et les haineux gagnent.
Au milieu de ce capharnaüm, le Liban a une voix de sagesse qui s'élève depuis des années. Depuis son siège de Bkerké, Monseigneur Sfeir tente par tous les moyens de rappeler le message du Christ. D'appeler au pardon et à l'amour. A la justice et à la paix. De réclamer l'union d'un camp chrétien divisé entre l'opportunisme égocentrique d'un vieux général Aoun, le passé guerrier de Geagea et le sang-froid du président Sleiman.
Le 7 juin prochain, les élections seront cruciales pour le Liban, pour le monde et, osons-le, pour les chrétiens d'Orient qui jouent leur survie.
La paix, la foi, l'espérance et la charité ne doivent pas faire l'objet de concessions.
"Fiez-vous aux rêves, car en eux est cachée la porte de l'éternité." (Khalil Gibran)
Fairouz : "Wa Habibi"
envoyé par Parousie738. - Regardez la dernière sélection musicale.