BeniNews

28 janvier 2012

François Hollande, la tulipe noire

page7_160px_Dumas___La_Tulipe_noire__1892_Au XVIIe siècle dans le nord des Provinces-Unies (Hollande actuelle) eut lieu une des grandes bulles speculatives de l'histoire. En moins d'un an, entre 1636 et 1637, le cours des bulbes de tulipes connurent une flambée spéculative puis un effondrement sans précédent qui marqua profondément la société.

Cette crise de la tulipe enseignée à tous les petits hollandais pourrait faire réfléchir tous les grands hollandistes. Elle illustre en effet avec le doux parfum des siècles le triste débat actuel.

Le premier enseignement que nous pouvons tirer de cette tulipomanie est la folie spéculative. La recherche incessante de la richesse, du luxe, de l'apparence. La naissance du marché à terme et de la spéculation est née en Hollande d'un double péché. Le péché des marchands et des financiers qui se ruèrent tellement vite sur le veau gras qu'ils en oublièrent le principe de réalité et le transformèrent en veau d'or. Mais également le péché des consommateurs qui furent près à tous les sacrifices pour avoir des tulipes, objets de tous les désirs égoïstes. Aussi, à ceux qui voudraient lutter contre le monde de la finance, je dirais juste ceci : le principal péché du monde de la finance est de jouer sur le péché des hommes. 

Le deuxième enseignement, plus profond, est le danger de la vanité. Je parlais à l'instant de la vanité des hommes à vouloir paraitre plutôt que chercher à être. Mais Alexandre Dumas va plus loin dans son célèbre roman la Tulipe noire qui raconte l'histoire d'un hollandais du XVIIe siècle passionné de tulipes qui cherche à tout prix à créer une tulipe noire mais qui, enfermé dans son désir de création, en oublie l'amour. Ce livre évoque la vanité des hommes à se prendre pour Dieu, à vouloir faire plus beau que Dieu. Les hollandais voulaient des tulipes noires, ils décidèrent de les inventer et perdirent leur argent et leur âme. Aussi, à ceux qui voudraient que l'état réponde à des besoins que la nature ne peut offrir, je dirais juste ceci : l'amour et le bonheur ne dépendent pas de l'acquisition vaine de ce qu'on veut mais de la construction humble de ce qu'on a et de ce qu'on est.

Mon propos n'est pas ici politique. Il est une simple réaction à quelques mesures prononcées ici et  qui sans en avoir l'air sont une proposition de société très différente de celle prônée par BeniNews.

Le Hollande qu'on nous propose est une tulipe noire. Il y a beaucoup de "je" dans ses mesures, beaucoup d'état et trop peu de Dieu. Entre l'Etat-Providence et la subsidiarité charitable, je choisis la subsidiarité. Entre le laïcisme contre la religion et le dialogue foi/raison, je choisis le dialogue. Entre une vie centrée sur les désirs et un désir centré sur la vie, je choisis la vie.

Le problème de la Hollande au XVIIe siècle n'était pas tant un problème économique qu'un problème moral. Aujourd'hui, nous faisons bien-sûr face à une crise économique qui nécessite des réponses courageuses. Mais à la limite, peu importe que je ne croie pas à la retraite à 60 ans, aux contrats de génération ou à la réforme fiscale proposée. Je crois surtout que l'homme a besoin de redécouvrir son essence dans l'humilité et dans le don. Que l'idéologie du progrès est malsaine. Que répondre aux désirs blessés, tristes et touchants, d'enfantement des homosexuels n'est pas un choix de vie. Que proposer généreusement le choix de la mort à une souffrance qu'on ne comprend pas n'est pas un choix de vie. Que laisser penser que l'homme est maitre de son genre sexuel n'est pas un choix de vie.

La tulipe est une belle fleur. Quand nous la regardons, nous la désirons. Une fois comme ça, nous nous disons : j'aimerais qu'elle soit noire. Alors, nous aimerions la fabriquer. C'est un petit plaisir. Mais quand nous nous retrouvons en pleine nature et que nous voyons la pluie tombée sur une graine, le bulbe se construire et la fleur naitre, peu importe qu'elle soit seulement jaune ou rouge. Car cette tulipe là dont nous avons compris la création, c'est celle-là la plus belle.

La tulipe, c'est comme la vie. A ceux qui rêvent d'une tulipe noire, je dirais juste ceci : choisissez la vie.

"J'ai mis dans toi la vie et la mort, la bénédiction et la malédiction. Choisis donc la vie, afin que tu vives, toi et ta postérité, en aimant le Seigneur ton Dieu, en écoutant sa voix et en t'attachant à Lui." (Deutéronome 30, 20)

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23 janvier 2012

Sieste présidentielle

Zzz... Hollande sourit, Sarkozy bouge, Le Pen hurle, Bayrou murmure et moi... je m'ennuie. Quand nos candidats à l'élection présidentielle s'expriment, on dirait une musique de reggae sortie d'une radio grésillante dans une paillote sur une plage de Jamaïque. Je suis face à une mer calme. Pas un bruit. Le vide sidéral. Mais sans soleil. Allez, je vais reprendre un verre de punch. C'est le temps de la sieste présidentielle.

Zzz... Un peu plus loin dans le vrai monde, c'est la crise. Tout le monde nous parle de la crise financière et chacun y va de sa petite idée. Une taxe Tobin par ci, une TVA sociale par là. Un peu de régulation. Il y a même un Hollande qui annonce que son adversaire est le monde de la finance. Si quelqu'un comprend ce que cela signifie, je lui offre un avocat-crevette. J'écoute du reggae présidentiel mais je ne comprends pas les paroles. A côté de ma serviette, il y a un bouquin. Le Compendium de la Doctrine Sociale de l'Eglise. Il ne parle pas beaucoup de la finance mais il évoque des principes qui semblent essentiels comme le Bien Commun, la subsidiarité, la destination universelle des biens. Il défend le respect et la dignité de l'homme. Ca parait un poil plus profond quand-même. Sur la plage, il y a ceux qui crânent, ceux qui regardent les filles, ceux qui font du sport et ceux qui méditent. C'est le temps de la sieste présidentielle.

Zzz... Le monde de la finance, les gouvernements, l'Europe. Il y a plein de fautifs. Mais aucun des chanteurs présidentiels ne critiquent les électeurs. Vous me direz que c'est normal puisqu'ils veulent être élus. Mais avouez que c'est une spirale infernale. Ils ne critiquent pas les électeurs qui furent les premiers à quémander des mesures égoïstes. A sombrer dans une frénésie de consommation. A vouloir être riches. Certes, ils leur imposent un petit coup de rigueur mais ils font encore pas mal de promesses. Il y a quoi dans votre cocktail? Tous les fruits, y a tout monsieur. Y a la mangue, y a la papaye, y a le pamplemousse. Vous êtes sûr? Y a tout, c'est le meilleur du pays. Ah ok. C'est le temps de la sieste présidentielle.

Zzz... D'un autre côté, les guitaristes présidentiels combattent la crise financière. Certains combattent aussi la crise politique en Europe. Mais la crise morale, ça ne les effleure pas. Que les électeurs aient demandé des avantages dispendieux, ce n'est pas bien grave. Que les télespectateurs zappent entre le sexe, l'argent et la gloire, ce n'est pas plus grave. Que le mariage devienne un concept flou, ce n'est vraiment pas grave. Et si je me mettais nu sur ma plage? C'est le temps de la sieste présidentielle.

Zzz... Mariage homosexuel, union civile, reconnaissance sociale de l'amour. Plus personne ne sait ce qu'est le mariage. Même les hommes politiques n'ont pas lu leur code civil. Si le mariage reconnaissait l'amour, il serait Dieu. La reconnaissance de l'amour, c'est le mariage religieux. Le mariage civil reconnait socialement la famille, socle de la société, institution essentielle de notre pays. Dans ma radio grésillante, on me propose un mariage à la carte, des amours à droite à gauche, des enfants fabriqués. Pour me faire plaisir. Mais ceux qui gouvernent ne doivent pas faire plaisir, ils doivent aimer. Quand son enfant est chez Carrefour et qu'il veut tout acheter, sa maman qui l'aime, elle lui dit quoi? Moi, je pensais que nos hommes politiques qui nous aiment, ils nous diraient que des enfants éduqués, des parents fidèles, des frères et soeurs qui s'aiment, c'est utile à la société. Que c'est beau. Que le mariage et la famille sont des fondements multimillénaires justes, vrais et charitables. Mais nu sur ma plage à danser sur du reggae, je ne suis pas certain de fonder une famille éternelle, coeur de la civilisation de l'amour. C'est le temps de la sieste présidentielle.

Zzz... Cette civilisation de l'amour, je pensais que c'était le but de tous les pays. Oeuvrer pour le Bien Commun, co-créer le monde, rapprocher l'humanité de la Vérité. Il y a d'ailleurs des pays qui essaient de faire grandir leur peuple. Je les avais appelés les sociétés pionnières. Des pays régis par le droit et la raison, des pays de justice et de liberté, des pays mûs par une transcendance. Dja Sarkozy, Dja Hollande, Dja Bayrou, Dja Le Pen, tout ce petit monde semble jouer sans conviction une partition balourde de djembé. Le reggae a peut-être une vision particulière de Dieu mais il a une vision de Dieu. Viktor Orban a peut-être une vision discutable de la Hongrie mais il a une vision de la Hongrie. En pleine crise, ça n'intéresse personne d'avoir une vision de la France? Une vision de la société? Sommes-nous sur terre pour acheter des produits, relativiser le bien et le mal ou pour nous sanctifier? Pas de Dja (Dieu) dans l'horizon présidentiel, je vais me remettre sur ma serviette et le chercher dans mes songes. C'est le temps de la sieste présidentielle.

Ouh la la, je m'endors. La sieste m'ennuie, il faut que je bouge, que je cours, que je nage. Si nous voulons grandir, créer, aimer, nous libérer, il serait temps de nous réveiller, non?

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14 janvier 2012

Standard & Pauvre

C'est un séisme. Je ne parle pas du rêve fou de toute-puissance des quelques juntes militaires et autres dirigeants extêmistes et complexés qui sévissent en Iran, au Pakistan, en Corée, au Venezuela ou ailleurs. Je ne parle pas de ces péchés d'orgueil, d'envie, de colère standards & pauvres qui empêchent l'atteinte d'une paix désirée. Et pourtant, je devrais... "Cherche la paix, poursuis-la toujours", nous rappelle ce magnifique Psaume 33 repris par Saint Benoit dans sa Règle.

C'est un séisme. Je n'évoque pas les millions de chrétiens qui meurent dans une indifférence quasi totale à travers le monde et qui sont de plus en plus menacés par une absence de liberté religieuse standarde & pauvre dans les pays à majorité musulmane que personne n'a le courage de dénoncer. Je n'évoque pas cette négation de l'homme à travers la négation de sa liberté fondamentale de penser et de partager sa pensée. Et pourtant, je devrais... "Une oeuvre éducatrice efficace requiert également le respect de la liberté religieuse", nous recommande avec sagesse Benoit XVI en ce mois de janvier éprouvant.

C'est un séisme. Je ne m'intéresse pas à Free qui a bousculé avec talent des opérateurs télécoms qui font plus de bénéfices financiers que de bénéfices clients comme tant d'autres entreprises standardes & pauvres dans notre étonnante société de consommation. Je ne m'intéresse pas à cette société qui transforme l'homme spirituel en un simple consommateur avide d'assouvir son dernier désir d'iPod ou de polo Abercrombie. Et pourtant, je devrais... "L'homme a besoin de limites qu'en général, il ne veut pas reconnaitre", analysait très justement le ministre des finances allemand en évoquant la création incessante de nouveaux besoins dans la société de consommation.

C'est un séisme. Je ne pleure pas les errements anthropologiques, scolaires et médiatiques standards & pauvres d'une intelligensia occidentale qui cherche à transformer les lois naturelles qui sous-tendent l'histoire multi-millénaire de la famille, l'enfantement, la mort, la vie. Je ne pleure pas cette incapacité de l'homme à reconnaitre et accepter ses propres limites. Et pourtant, je devrais... "Il existe aussi une écologie de l’homme. L’homme aussi possède une nature qu’il doit respecter et qu’il ne peut manipuler à volonté. L’homme n’est pas seulement une liberté qui se crée de soi. L’homme ne se crée pas lui-même. Il est esprit et volonté, mais il est aussi nature, et sa volonté est juste quand il écoute la nature, la respecte et quand il s’accepte lui-même pour ce qu’il est, et qu’il accepte qu’il ne s’est pas créé de soi. C’est justement ainsi et seulement ainsi que se réalise la véritable liberté humaine", enseigna tout doucement Benoit XVI au Bundestag allemand en 2011. 

C'est un séisme. Je ne commente même pas la décision difficile de Standard & Poor's d'abaisser les notes de la plupart des pays européens standards & pauvres afin de signifier au monde la faiblesse de leurs économies. Je ne commente pas l'absurdité de voir le monde soumis à la décision de deux ou trois analystes cachés derrière leurs ordinateurs qui auraient pu réfléchir avant, après, pendant, qui ont certainement raison dans le fond mais qui ne peuvent pas avoir un tel pouvoir; je commente encore moins la générosité cynique de tant de dirigeants incapables de gérer un pays autrement qu'en bakchichant leur électorat ni celle de leurs adversaires dont la simple lecture de leurs programmes révèlent l'absence totale de courage. "Le supérieur doit tout d'abord et en premier lieu pratiquer l'humilité dans la charité […] Il doit être sage dans le présent, prévoyant pour l'avenir, capable de combattre avec les forts et de supporter l'impuissance des faibles, à même enfin de dire et de faire tout ce qu'il faut pour le redressement de ses compagnons", recommandait il y a 1500 ans la Règle de Saint Basile.

Non, le vrai séisme n'est pas là. Il est plus grave et plus profond encore. Cela fait des siècles que l'homme cherche la lumière. Parfois il progresse, parfois il recule. Pourtant il a toujours une étoile, celle que les rois mages ont vue. L'Epiphanie n'est pas la fête consummériste d'une société en mal de beurre, elle est une réponse. Quand les rois d'aujourd'hui rêvent d'or, de gloire et de plaisir, l'Epiphanie répond : offrez-les. Quand les hommes d'aujourd'hui se parfument de myrrhe pour cacher leur être, cacher la merveilleuse créature qu'ils sont, cacher cette vie humaine compliquée, incomprise mais si belle, l'Epiphanie répond : respectez-vous. Quand les dieux d'aujourd'hui enfument d'encens leur plaisir personnel, s'enferment dans des Loft Story, relativisent le bien et le mal, se prennent pour les dieux créateurs de leurs propres désirs à la place de Dieu lui-même, l'Epiphanie répond : cherchez-le. 

En cette nouvelle année, Beninews vous offre ses voeux. Que 2012 soit la fin d'un monde standard & égoïstement pauvre et qu'il renaisse enfin vrai & humainement riche.

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08 décembre 2011

En 2012, quelle étoile suivrons-nous?

Image1Cette année 2011 se termine comme elle a commencé : debout, le poing levé et le coeur noué.

De la Tunisie à la Syrie, des millions d'hommes et de femmes se sont levés, se sont rebellés, se sont opposés contre des régimes violents, obscurs, égoïstes.

Des Etats-Unis à la Grèce, des millions d'hommes et de femmes se sont levés, se sont rebellés, se sont opposés contre des gouvernements, des agences de notation, des banques ou je ne sais quoi qui ont détruit leur monde.

En Russie, en RDC, dans de trop nombreux pays du monde, des millions d'hommes et de femmes se lèvent et se rasseyent contre des dirigeants qui s'accrochent comme des moules au rocher du pouvoir.

Au Proche-Orient, des millions de chrétiens et chrétiennes se lèvent très discrètement de peur qu'on ne les voie quand d'autres millions d'hommes et de femmes se replient, s'enferment, se noient dans les haines et les pleurs.

En France mais pas seulement des millions d'hommes et de femmes se lèvent de leurs canapés contre des images ou un art gras qui choquent fortement leur foi.

Le monde est violent, ce n'est pas nouveau. La guerre est violente, l'économie est violente, l'indifférence est violente, l'hypersexualisation est violente. La liberté même est parfois violente. Mais aujourd'hui, les hommes et les femmes qui nous entourent atteignent les limites de leur acceptation. Alors ils regardent à gauche, à droite, tournent en rond et hurlent. Tous ensemble, ces milliards d'hommes et de femmes se lèvent dans tous les sens contre quelque chose d'injuste. Mais savent-ils tous pour quoi ?

Dans cette étrange époque, trois types de société nous sont proposés : le relativisme indifférent européen, le fondamentalisme déraisonné islamique et le libéralisme fou anglo-saxon. Chacune montre ses limites, car la liberté, la raison et la vocation sont indissociables. 

Liberté, raison et vocation d'amour se retrouvent pourtant quelque part, bien cachés mais de manière lumineuse : la Doctrine Sociale de l'Eglise. Pourquoi n'irions-nous pas y faire un tour? La découverte que nous y ferions nous conduirait alors non plus seulement à nous lever contre mais à nous transformer pour.

La violence, la haine, l'égoïsme sont des tares que nous partageons avec nos voisins. Nous remplaçons rapidement l'oppression militaire par l'oppression religieuse, notre imposition par celle des autres, l'obscurantisme par l'anticléricalisme, le puritanisme par la pornographie.

Nous savons bien que nous ne sommes pas toujours heureux, que notre chemin est parsemé d'embûches, mais nous ne pouvons pas nous empêcher de faire le mal que nous ne voudrions pas faire (st Paul). Nous voulons changer mais nous n'y arrivons pas. Nous n'y croyons pas. Nous n'avons pas l'espérance.

N'est-ce pas pourtant une question de patience? En cette période de l'Avent, nous sommes appelés à croire en Dieu et donc à croire en nous puisque Dieu y croit. Laissons-nous guider par Son Esprit-Saint, écoutons ce qu'Il a à nous dire et ouvrons-nous. Comme la Vierge Marie dont nous fêtons aujourd'hui l'Immaculée Conception.

Marie n'était rien et tout à la fois. Rien, parce que c'était une jeune fille simple, sans doute pleine de qualités mais qui ne s'était pas retrouvée devant Jean-Pierre Foucauld avec une couronne sur la tête déclamant son amour pour les animaux. Tout, parce qu'elle a su dire OUI et s'abandonner à Dieu.

Vous me direz que tout cela n'a rien à voir avec la longue et difficile marche du monde. Je n'en suis pas si sûr. Abandon, attente et amour me semblent un Triple A (AAA) qui vaut la peine d'être médité.

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19 novembre 2011

Survivre en 2012

Image1Il parait qu’en 2012, nous assisterons impuissants à la fin du monde et que ce sera terrible. Une apocalypse. La fin d’un cycle. Les mayas nous le prédisent. Un réalisateur de cinéma aussi et une poignée de numérologues.
Tout le monde pense que c’est bidon. Une lubie de quelques cinglés.
Moi, je crois juste qu’ils se sont trompés d’année.
En 2011, nous y sommes déjà.

Alors que les grecs et les italiens remettent leurs destins entre les mains de technocrates, on nous annonce que l'élection présidentielle de 2012 se joueront sur les questions de société. Qui croire? Est-on dans une crise économique ou une crise sociale? Une crise politique ou une crise morale? Une crise institutionnelle ou une crise spirituelle?

Les quelques pistes de réflexion effleurées à plusieurs reprises dans ce blog, vous pourrez les retrouver dans ce petit essai à télécharger :

survivre_en_2012

 

Bonne lecture.

 

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02 novembre 2011

Quel saint voudrait aller se faire voir chez les grecs?

Image1La nouvelle est tombée comme une météorite. Une drôle d'histoire. Tout heureux d'avoir sauvé l'Europe de la débâcle méritée, Nicolas Sarkozy regardait le ciel et les étoiles filantes socialistes en respirant à pleins poumons. Quand soudain, surgissant de nulle part, un grec moustachu d'une rare violence s'effondra sur lui. L'effet de surprise, la reprise de volée de Zidane, le désastreux tsunami, le truc auquel personne ne s'attend qui étourdit un long moment. Le Premier Ministre grec a décidé d'organiser un référendum sur le plan d'austérité, l'appartenance à l'Eurozone et pourquoi pas le retour à la monarchie pendant que nous y sommes...

Evidemment, pour un couple franco-allemand en quête de sérennité, c'est un peu la douche froide. Sehr glazial. Les sondages grecs ne sont pas très encourageants, Papandreou ayant accumulé autour de lui une haine record. D'un autre côté, le référendum (inédit en Grèce) est un coup de poker. Une manière de mettre chacun devant ses responsabilités. Les grecs sont contre l'austérité mais pour l'Europe. Il va falloir choisir.

il est certain que les grecs que l'on croyait philosophes ne sont plus vraiment en odeur de sainteté dans les diners de famille français et j'oserais dire mondiaux. Chacun y va de son petit couplet, en oubliant la grève des hôtesses de l'air françaises. Chacun critique l'inconscience des grecs et leur entêtement à vouloir le beurre, l'argent, la crémière et la vache. Alors que finalement, ce sont des hommes comme les autres. Comme moi, comme nous, comme vous. Les hommes aiment les efforts des autres. Quand vous regarderez les élections françaises, américaines et russes en 2012, vous y verrez sans doute des promesses, des désirs, des manifestations et de l'irréalisme.

C'est bien gentil tout ça mais que devrions-nous faire? Du sang, de la peine, de la sueur et des larmes? Certainement. Et d'ailleurs, les grecs en sont suffisamment conscients au fond d'eux-mêmes pour que Papandreou ose son pari. Mais il faudra plus. Beaucoup plus. Il faudra cheminer vers la sainteté.

En cette période de Toussaint, nous devrions nous poser enfin la vraie question. Tous ces saints qui sont au ciel, connus ou inconnus, qu'ont-ils donc de si important? Pourquoi avons-nous des noms de drôles de types sur notre calendrier? Pourquoi avons-nous, pour certains, des prénoms qui font référence à des saints? Parce qu'ils nous indiquent un chemin que nous savons juste. Un chemin de charité, de vérité, de responsabilité qui les a poussés parfois jusqu'au martyre.

Tout cela n'est pas tellement éloigné de notre crise. Le saint nous montre que l'intérêt du monde et des hommes prime sur l'intérêt personnel. Le saint nous montre qu'il faut savoir s'abandonner jusqu'à en perdre sa vie ou sa vie d'avant par amour. Le saint nous montre qu'il a raison, que nous le savons et que nous l'admirons pour cela.

La Toussaint n'est pas seulement la fête de tous les saints. C'est aussi un appel pour que nous devenions saints. Rien n'est impossible. N'oublions pas que les saints ont souvent commencé par être des pauvres types. Les hommes politiques qui pensent aux élections, les financiers au porte-monnaie et les populations à leur confort pourront-ils devenir des saints?

Sachons faire ce qu'il faut pour que le monde avance.

"Heureux serez-vous si l'on vous insulte, si l'on vous persécute et si l'on dit faussement toute sorte de mal contre vous, à cause de moi. 
Réjouissez-vous, soyez dans l'allégresse, car votre récompense sera grande dans les cieux ! C'est ainsi qu'on a persécuté les prophètes qui vous ont précédés." (extrait de l'Evangile lu à la Toussaint)

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25 octobre 2011

Automne arabe

Image1Je me souviens du début de l'année 2011. Le monde était en fête. Les médias jubilaient d'une joie lumineuse, les hommes politiques haranguaient les dictateurs et les philosophes repensaient la liberté. Tunisie, Egypte, Libye, Syrie, les révolutions se suivaient et se ressemblaient avec plus ou moins de succès. C'était le temps du Printemps arabe, des fleurs et des rires, des luttes et des espérances, des martyres et des résurrections.

Puis l'été a passé, les victoires se sont succédées et l'automne est arrivée. "Avec le temps, le Printemps arabe devient automne et hiver", nous livre tristement Sa Béatitude Mgr Fouad Twal, Patriarche Latin de Jérusalem. "Espérons que la communauté internationale soit consciente de ce danger et que tous travaillent pour le bien des citoyens qu’ils soient chrétiens, druzes, juifs ou musulmans". Espérons...

Car aujourd'hui, le printemps devient assez nettement un habituel Automne arabe. Alors que le CNT libyen semble annoncer une constitution régie par la charia, le parti islamiste Ennahda sort grand vainqueur des élections tunisiennes. D'ailleurs, ce ne sont pas seulement les tunisiens de Tunisie qui ont voté Ennahda mais également les tunisiens de France et d'Europe...

Charia, islamisme... Les mêmes qui se prenaient hier pour Gandhi se souviennent aujourd'hui que les révolutions suivent parfois des chemins tortueux.

Faut-il s'étonner de la tournure des événements en Libye? Bien-sûr que non. La charia codifie la vie personnelle, politique, économique et spirituelle des musulmans. Le peuple libyen n'ayant pas de constitution se tourne très logiquement vers le code qu'il connait mieux. D'autant plus que la France s'est appuyée ouvertement sur le Qatar (son armée, son poids politique, sa chaine Al Jazeera) dont la source première des lois est la charia. La question n'est donc pas d'empêcher la charia mais de faire attention à son application, ce qu'elle inclut, son interprétation.

Faut-il s'étonner de la tournure des événements en Tunisie? Bien-sûr que non. Ennahda a fait une campagne vigoureuse, patriotique. Le parti islamiste a su cristalliser la haine du passé et la critique de l'Occident en s'appuyant sur une organisation structurée. Le vote des tunisiens de France est révélateur. L'islamisme est devenu un lieu privilégié de repli culturel et identitaire.

Faut-il en avoir peur? C'est à cette question qu'il convient de répondre. Il me semble qu'il faut toujours avoir peur d'une situation politique gérée avec pragmatisme stratégique plutôt qu'avec détermination vertueuse. Le principal enjeu dans les pays à majorité musulmane est pour moi toujours le même : la liberté religieuse. Benoit XVI rappelait dans son message pour la paix en 2011 que la liberté religieuse est le chemin vers la paix. "J'exhorte donc les hommes et les femmes de bonne volonté à renouveler leur engagement pour la construction d'un monde où tous soient libres de professer leur religion ou leur foi, et de vivre leur amour pour Dieu de tout leur cœur, de toute leur âme et de tout leur esprit." A l'origine de la liberté morale, acquis de civilisation, patrimoine des peuples, elle est fondamentale. De cette liberté de croire ou de ne pas croire découle toute liberté. D'où la question cruciale de l'apostasie telle qu'elle est citée dans un hadith (al-Boukhari) du Prophète.

Comme Fouad Twal, comme les chrétiens d’Égypte, comme tous les chrétiens d'Orient, aujourd'hui j'ai évidemment peur. Cette liberté fondamentale d'être soi-même est en danger. Elle n'a d'ailleurs jamais vraiment existé, puisque les dictatures "laïques" toléraient tactiquement des communautés sans pour autant leur offrir une pleine liberté.

Alors comment faire avancer la liberté religieuse? En dialoguant, en se cultivant, en aimant. A la veille de la célébration par Benoit XVI des 25 ans de la rencontre d'Assise initiée par Jean-Paul II, nous avons une clef. En réétudiant le judaïsme qui fait partie intégrante de leur foi, les chrétiens ont mieux compris les juifs. En étudiant profondément le judaïsme et le christianisme qu'ils ne connaissent pas mais dont ils disent s'inspirer, les musulmans pourraient enfin comprendre leurs minorités.

Peut-être n'est-ce plus aux uns de dialoguer avec les autres mais bien aux autres de commencer à découvrir les uns.

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12 octobre 2011

Vanité des vanités s'envole dans le vent

Image1Dans quelques jours (jeudi), les juifs iront rire sous des cabanes. "Tu te réjouiras à ta fête", dit le Deutéronome. A Souccot, les juifs ne remercient pas seulement Dieu pour l'abondance des récoltes; ils se souviennent également que Dieu les a fait sortir d'Egypte. Alors, ils lisent le Hallel qui regroupe les psaumes de joie et ils rient, ils font la fête, ils dansent de joie. Ils "chantent la vie", dirait Edouard Baer.

Mais la sagesse n'étant jamais très loin, les rabbins atténuent chaque année cette explosion de joie par la lecture d'un livre triste, dur, incompréhensible : l'Ecclésiaste.

L'Ecclésiaste, c'est ce livre étrange de la Bible qui nous révèle la vanité des hommes. "Vanité des vanités, tout est vanité." Dans ce texte révoltant, l'homme semble avoir peu d'espoir dans un monde obscur. Il n'y d'issue ni pour les mauvais ni même pour les bons puisqu'à la fin le sage meurt avec les sots.

En cette semaine de Souccot, l'actualité semble oublier la joie pour se concentrer sur le désespoir. Les coptes qui avaient tant espérer de la révolution vivent à nouveau des moments difficiles en Egypte; l'Europe qui comprenait enfin que l'économie mondiale avait besoin d'un peu de réalisme ne sait plus quoi faire de son mouton noir slovaque; les Etats-Unis qui venaient de pleurer les 10 ans des attentats du 11 septembre semblent accuser le gouvernement iranien d'un acte terroriste qui, s'il était avéré, ébranlerait quelque peu les affaires du monde. Bref, si le calendrier maya nous indique la fin du monde pour 2012, la multiplication des événements dramatiques pousserait à y prêter une attention plus qu'ésotérique.

Mais plutôt que croire le calendrier maya, concentrons-nous sur l'Ecclésiaste. Tout est vanité chez l'homme. L'homme fait souvent n'importe quoi par vanité, c'est à dire pour rien, pour du vent, pour du vide. L'homme agit sottement parce qu'il a peur. Peur de l'altérité chez les populations égyptiennes; peur de la défaite électorale chez les hommes politiques européens (ou américains qui n'arrivent pas plus à élaborer un quelconque programme économique); peur de la révolution et de la liberté chez les dirigeants iraniens.

Tout cela serait bien sombre sans une phrase. L'avant dernière de l'Ecclésiaste. "Crains Dieu et observe ses commandements, car c'est là le tout de l'homme." C'est un peu abrupte comme conclusion mais il faut la lire dans son contexte. L'Ecriture Sainte ne s'arrête pas avec l'Ecclésiaste. Elle se poursuit jusqu'à la Croix et la Résurrection du Christ. La sagesse qui semble vaine ici trouve son ciel là-bas. L'homme ne doit pas perdre son espérance et continuer d'oeuvrer en charité, de suivre les commandements de Dieu; il verra une lumière. La libération de Gilad Shalit en est une.

Certes, le monde nous tombe chaque jour un peu plus sur la tête. Certes, cette semaine pathétique n'est pas si différente des précédentes et même, osons-le, des futures. Certes, la joie de Souccot est atténuée par la tristesse de l'Ecclésiaste. Cependant, lundi prochain, un duo magique nous éclairera beaucoup moins théologiquement mais beaucoup plus sûrement. Bob Dylan et Mark Knopfler (Dire Straits) qui seront alors à Bercy nous rapelleront que si "Money for Nothing" est triste, il est certain, oui certain, que quelque part dans le vent, dans l'humilité, la charité ou l'espérance, il y a une réponse. "The answer, my friend, is blowin' in the wind."

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01 octobre 2011

XV de France, je vous aime

Image1Ils ont été pathétiques. Ridicules. Mauvais. Nuls. Et pourtant, je les aime. C'est étrange, non?

Certes, il n'y a pas eu de plaquage. Pas de capitaine non plus. Aucun trois-quart et un jeu au pied indigne d'une équipe de lycée. Et pourtant, je les aime. C'est étrange, non?

Je les aime parce qu'ils ont été nuls. Ils ont été faibles, absents, perdus. Ils se sont sentis démunis. Tandis que je les regardais devant ma télévision, au chaud dans mon lit, j'avais mal pour eux. Je souffrais avec mon équipe qui marchait, courrait parfois, suffoquait souvent et qui le savait.

Car la beauté de cette équipe de France, c'est qu'elle est nulle, qu'elle en a conscience et que ça l'attriste.

L'homme n'est pas un dieu. Il n'est pas parfait. Il connait des moments de grâce et des épreuves. Il peut être merveilleux mais il lui arrive aussi d'être ridicule. Il est facile de taper sur un homme faible, de le traiter de tous les noms, de l'accuser. Pourtant, la splendeur de l'homme réside dans sa faiblesse. Dans la pire détresse, alors qu'il est accablé et que le fardeau devient trop lourd, il tend la main. Il appelle à l'aide et s'illumine.

Dans son chapitre sur l'humilité, la Règle de Saint Benoit apporte une clef de compréhension : "descendre et monter, c'est sûr, voici ce que cela veut dire : quand on se fait grand, on descend ; quand on se fait petit, on monte." 

Je vais être honnête. Ce matin, j'étais moqueur. Et puis, j'ai lu quelques commentaires de joueurs comme celui de Fabien Barcella: "A un moment donné, il faut tous se regarder dans une glace pour se dire : je suis nul."

Il y a des équipes qui sont orgueilleuses, qui se moquent du monde, qui s'en fichent. La nôtre, elle est nulle, mais elle tend la main. Elle attend un miracle. Elle demande à Dieu qu'il lui vienne en aide. Je ne sais pas combien de joueurs auront lu les lectures (catholiques) du jour, mais celle tirée du livre de Baruch devrait les titiller : "Courage, mes enfants, criez vers Dieu ; celui qui vous a infligé l'épreuve se souviendra de vous."

Cet article est étrange. Il est même ridicule, peut-être mauvais voire nul. J'avais juste envie de réfléchir à cela : nous avons le droit d'être nuls. Peut-être qu'enfermés dans la honte de notre nullité, nous pensons que tout le monde nous déteste, mais nous avons tort. Il y a toujours quelqu'un qui nous aime et qui nous souffle une phrase de sportif : relève-toi.

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22 septembre 2011

Mais qu'est-ce que tu en penses?

Image1Je suis attaqué de toute part, assailli par des interrogatifs, questionné par des inquiets. "Ca fait longtemps que tu n'as rien mis sur ton blog... Mais qu'est-ce que tu en penses?"

Qu'est-ce que j'en pense de quoi?

Du pape qui reçoit un accueil ridicule en Allemagne et qui, une fois de plus, recevera des louanges quand il repartira?

De la Palestine qui tente un coup de poker malin mais risqué à l'ONU en mettant Netanyahou dans un corner?

Des quelques lobbies assez efficaces qui ont su faire passer la théorie du gender pour la plus grande avancée humaniste du XXe siècle?

Des révolutions arabes, de la Libye, de la Syrie?

Des week-end d'intégration étudiants au cours desquels on brûle des croix et on se plonge dans des orgies plus porno-tristes qu'erotico-chic?

De la crise financière qui n'en finit pas d'inquiéter mais que personne ne comprend?

Benh... J'en pense un peu toujours la même chose! C'est Benoit XVI qui a raison et les autres qui ont tort : "la liberté se développe seulement dans la responsabilité pour un bien supérieur". Adam Smith, le célèbre inspirateur de toutes les théories libérales ne disait pas autre chose, lui qui était ... professeur de philosophie morale. La société actuelle vit mal sa liberté et sa charité, car elle ne vit ni la morale, ni la raison.

Nous pouvons légitimement réclamer la liberté pleine et entière mais si celle-ci n'est pas bornée intérieurement par des valeurs immuables, elle ne sert à rien. Car chacun de nous veut la paix. Chacun de nous veut le bonheur. Chacun de nous veut la joie. Chacun de nous veut l'amour.

Etre libre de mourir ne sert à rien. Etre libre de spéculer sur le dos des autres ne sert à rien. Etre libre de s'effondrer ivre-mort ne sert à rien. Etre libre de haïr son voisin ne sert à rien.

La liberté authentique se trouve dans la charité. Et la charité se découvre par le coeur et par l'esprit. Si nous restons dans la réaction, dans l'émotion, dans l'immédiat, nous ne pouvons pas écouter et comprendre notre coeur.

Alors si je regarde la situation économique, qu'est-ce que j'en pense?

Quand un cours de bourse fluctue de 20% au cours d'une journée, il n'y a plus de raison. Quand des hommes politiques ne prennent pas de décision par peur des conséquences personnelles, il n'y a plus de raison; quand des médias attisent le feu de la peur, il n'y a plus de raison.

A la fin de la crise, dans quelques mois, certains diront qu'ils nous l'avaient bien dit. Ils nous avaient dit que tout allait mal. Mais personne ne saura s'ils avaient raison. Les gens auront moins consommé, car ils auront eu peur; les entreprises auront moins investi, car elles n'auront pas trouvé de financement; les pays se seront mal réformés, car les populations auront crié au scandale. Les prévisions autoréalisatrices sont-elles la démonstration d'une vérité?

Le meilleur moyen de résoudre la crise serait de se taire.

Si chacun prenait le temps de la réflexion... Si chacun prenait le temps de l'écoute... Si chacun prenait le temps du silence... Si chacun prenait le temps de la prière... Alors peut-être, la raison trouverait-elle le coeur et la liberté collective, morale et innovante nous permettrait-elle de retrouver des jeunes heureux, des hommes politiques dévoués, des financiers efficaces, des hommes et des femmes assumés, des pays paisibles et un pape écouté.

"Quelquefois nous devons éviter de parler, même pour dire des choses bonnes." (Règle de Saint Benoit, 6)

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